Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la nef romane
Construction de la nef romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Origine de l’édifice primitif actuel
1647
Baptême de la cloche *Marie*
Baptême de la cloche *Marie*
1647 (≈ 1647)
Première cloche connue de l’église
1826
Déplacement du cimetière
Déplacement du cimetière
1826 (≈ 1826)
Ordonnance royale pour raisons sanitaires
1903
Démolition du clocher
Démolition du clocher
1903 (≈ 1903)
Remplacé par un beffroi provisoire
6 janvier 1926
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
6 janvier 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’église
1999–2001
Restauration des verrières
Restauration des verrières
1999–2001 (≈ 2000)
Création par les ateliers Avice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 6 janvier 1926
Personnages clés
| Geoffroy d’Assé - Évêque du Mans (1274–1277) |
Acquiert le patronage de l’église |
| Natalis Menant - Curé de La Chapelle-Huon (début XVIIe) |
Donateur du retable de 1619 |
| Jean de Bueil - Seigneur de Saint-Calais (XVe siècle) |
Revendique la fondation de l’église |
| Joseph Blot - Acquéreur révolutionnaire (an IV) |
Contesté pour l’achat de l’église |
| Joseph François Join - Curé en 1821 |
Bénit la cloche *Élisabeth Françoise* |
Origine et histoire
L’église Saint-André de La Chapelle-Huon, dédiée à saint André, est un édifice catholique inscrit aux Monuments historiques depuis le 6 janvier 1926. Construite en trois phases entre le XIIe et le XVIIe siècle, elle présente une nef romane primitive, un chœur renforcé de contreforts, et une chapelle sud transformée en sacristie. Son style composite reflète des agrandissements successifs, dont une reconstruction partielle de la façade ouest à la fin du XVIIIe siècle et des modifications des percements. La nef, initialement couverte d’une fausse voûte en bois, conserve des traces de litre seigneuriale, tandis que le chœur, voûté en berceau brisé, s’achève par une abside en cul-de-four. Les vitraux actuels, créés par les ateliers Avice (1999–2001), ont remplacé ceux endommagés par un orage en 1931.
L’histoire de l’église est marquée par des conflits de patronage entre l’évêque du Mans, Geoffroy d’Assé (1274–1277), et les seigneurs de Saint-Calais, qui revendiquaient sa fondation. Un arrêté de 1807 acta la restitution de l’édifice à la fabrique paroissiale après une acquisition controversée sous la Révolution. Le clocher, incliné et menaçant ruine, fut démoli en 1903 et remplacé par un campanile en 2001. La chapelle latérale, datée du XVIIe siècle, abrite un autel en tuffeau et une peinture murale partielle représentant une bénédiction épiscopale. Le retable du maître-autel (1619), dédié à saint André, fut offert par le curé Natalis Menant, tandis que les autels latéraux honorent saint Sébastien et la Vierge Marie.
Le cimetière, autrefois adjacent à l’église, fut déplacé en 1826 pour des raisons sanitaires et démographiques, avec un agrandissement finalisé en 1947. Les cloches de l’église, refondues au XIXe siècle, témoignent des bouleversements révolutionnaires : la cloche originale Marie (1647) aurait été fondue pour fabriquer des balles pendant la guerre de Vendée. Les réparations majeures, comme celles des murs en 1935 ou la restauration des verrières à la fin du XXe siècle, illustrent les efforts continus pour préserver ce patrimoine.
L’architecture de l’église révèle des traces de ses transformations, comme les fenêtres murées, la tribune de 1853 pour les enfants, ou la porte des morts donnant autrefois sur le cimetière. Les éléments décoratifs, tels que les angelots de la chapelle ou les armoiries effacées, évoquent son passé seigneurial. Malgré la perte du clocher historique, l’édifice conserve une valeur patrimoniale forte, renforcée par son mobilier liturgique (retables, statues) et son rôle central dans la vie communautaire depuis le Moyen Âge.