Frise chronologique
1101
Première mention d'une église
Première mention d'une église
1101 (≈ 1101)
Église Sainte-Marie citée dans un texte.
15 septembre 1527
Début de la construction
Début de la construction
15 septembre 1527 (≈ 1527)
Signature du bail à besogne pour l'église actuelle.
1841-1848
Construction du clocher actuel
Construction du clocher actuel
1841-1848 (≈ 1845)
Remplacement du clocher mur par une tour.
1818-1900
Restaurations majeures
Restaurations majeures
1818-1900 (≈ 1859)
Travaux incluant clocher, chapelles et décors.
1873-1879
Pose des vitraux
Pose des vitraux
1873-1879 (≈ 1876)
Réalisés par Louis-Victor Gesta, endommagés en 1944.
11 février 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
11 février 1993 (≈ 1993)
Protection officielle de l'édifice et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. A 153) : classement par arrêté du 11 février 1993
Personnages clés
| Jean Vacquier - Chanoine de Saint-Sernin |
Commanditaire de la construction en 1527. |
| Nicolas Garric - Consul de Lherm |
Signataire du bail à besogne en 1527. |
| Pierre Monestié et Jean Fauré - Maîtres maçons toulousains |
Constructeurs initiaux de l'église en 1527. |
| Dominique Bayard - Géomètre à Muret |
Auteur des plans du clocher (1843). |
| Frères Pedoya - Peintres décorateurs |
Auteurs des décors des voûtes (1848). |
| Abbé Crayssac - Curé de Lherm (XXe siècle) |
Initiateur de la restauration des vitraux. |
Origine et histoire
L'église Saint-André de Lherm, située dans le département de la Haute-Garonne en Occitanie, trouve ses origines dans une construction initiée le 15 septembre 1527 sous l’impulsion du chanoine Jean Vacquier (chapitre de Saint-Sernin) et du consul Nicolas Garric. Le bail à besogne est signé avec les maîtres maçons toulousains Pierre Monestié et Jean Fauré. Elle pourrait reposer sur les vestiges d’une ancienne église Sainte-Marie, attestée dès 1101 dans le Cartulaire de Lézat-sur-Lèze, bien qu’aucune archive ne le confirme formellement. Les traces matérielles et les mentions de pillages par les Huguenots au XVIe siècle suggèrent une histoire mouvementée, typique des conflits religieux de l’époque.
Au XIXe siècle, l’édifice, en état de délabrement avancé dès 1810, bénéficie de restaurations majeures à partir de 1818. Entre 1825 et 1900, des travaux transforment radicalement son apparence : ajout de chapelles latérales (1847-1860), construction d’un clocher toulousain de 33,60 mètres (1843-1848) par l’entrepreneur Boué sur les plans du géomètre Dominique Bayard, et décoration des voûtes par les frères Pedoya en 1848. Les vitraux, réalisés par Louis-Victor Gesta entre 1873 et 1879, sont endommagés lors de l’explosion de la poudrerie du Fauga en 1944, puis restaurés grâce à une souscription locale.
Parmi les éléments remarquables, une cloche du XIVe siècle, classée monument historique en 1987, porte une inscription en majuscules onciales : « XPS : REX : VENIT : IN PACE : DEUS : HOMO : FACTUS EST ». Fêlée vers 1970, elle est prêtée au Musée campanaire de L’Isle-Jourdain avant de revenir dans l’église en 1993, après une pétition des habitants. L’édifice, de style gothique méridional, conserve aussi des fresques du XIVe siècle dans une chapelle romane, ainsi que des stalles en chêne sculpté (XVIIe siècle).
L’église est finalement classée monument historique en 1993, reconnaissant sa valeur patrimoniale mêlant héritage médiéval et transformations néo-classiques. Les dernières restaurations, comme celle de la toiture en 2009, témoignent de son entretien continu par la commune, propriétaire des lieux.
Son rôle dans la communauté locale a évolué avec les siècles : lieu de culte catholique, elle incarne aussi la résilience face aux conflits (guerres de Religion, Seconde Guerre mondiale) et la fierté identitaire, comme en attestent les initiatives citoyennes pour préserver ses trésors, tels la cloche Maria ou les vitraux de Gesta.