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Église Saint-André de Lherm en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise de style classique

Église Saint-André de Lherm

    4-10 Place de l'Église
    31600 Lherm
Propriété de la commune
Crédit photo : Marie Pierre Rodriguez. - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1101
Première mention d'une église
15 septembre 1527
Début de la construction
1841-1848
Construction du clocher actuel
1818-1900
Restaurations majeures
1873-1879
Pose des vitraux
11 février 1993
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise paroissiale (cad. A 153) : classement par arrêté du 11 février 1993

Personnages clés

Jean Vacquier - Chanoine de Saint-Sernin Commanditaire de la construction en 1527.
Nicolas Garric - Consul de Lherm Signataire du bail à besogne en 1527.
Pierre Monestié et Jean Fauré - Maîtres maçons toulousains Constructeurs initiaux de l'église en 1527.
Dominique Bayard - Géomètre à Muret Auteur des plans du clocher (1843).
Frères Pedoya - Peintres décorateurs Auteurs des décors des voûtes (1848).
Abbé Crayssac - Curé de Lherm (XXe siècle) Initiateur de la restauration des vitraux.

Origine et histoire

L'église Saint-André de Lherm, située dans le département de la Haute-Garonne en Occitanie, trouve ses origines dans une construction initiée le 15 septembre 1527 sous l’impulsion du chanoine Jean Vacquier (chapitre de Saint-Sernin) et du consul Nicolas Garric. Le bail à besogne est signé avec les maîtres maçons toulousains Pierre Monestié et Jean Fauré. Elle pourrait reposer sur les vestiges d’une ancienne église Sainte-Marie, attestée dès 1101 dans le Cartulaire de Lézat-sur-Lèze, bien qu’aucune archive ne le confirme formellement. Les traces matérielles et les mentions de pillages par les Huguenots au XVIe siècle suggèrent une histoire mouvementée, typique des conflits religieux de l’époque.

Au XIXe siècle, l’édifice, en état de délabrement avancé dès 1810, bénéficie de restaurations majeures à partir de 1818. Entre 1825 et 1900, des travaux transforment radicalement son apparence : ajout de chapelles latérales (1847-1860), construction d’un clocher toulousain de 33,60 mètres (1843-1848) par l’entrepreneur Boué sur les plans du géomètre Dominique Bayard, et décoration des voûtes par les frères Pedoya en 1848. Les vitraux, réalisés par Louis-Victor Gesta entre 1873 et 1879, sont endommagés lors de l’explosion de la poudrerie du Fauga en 1944, puis restaurés grâce à une souscription locale.

Parmi les éléments remarquables, une cloche du XIVe siècle, classée monument historique en 1987, porte une inscription en majuscules onciales : « XPS : REX : VENIT : IN PACE : DEUS : HOMO : FACTUS EST ». Fêlée vers 1970, elle est prêtée au Musée campanaire de L’Isle-Jourdain avant de revenir dans l’église en 1993, après une pétition des habitants. L’édifice, de style gothique méridional, conserve aussi des fresques du XIVe siècle dans une chapelle romane, ainsi que des stalles en chêne sculpté (XVIIe siècle).

L’église est finalement classée monument historique en 1993, reconnaissant sa valeur patrimoniale mêlant héritage médiéval et transformations néo-classiques. Les dernières restaurations, comme celle de la toiture en 2009, témoignent de son entretien continu par la commune, propriétaire des lieux.

Son rôle dans la communauté locale a évolué avec les siècles : lieu de culte catholique, elle incarne aussi la résilience face aux conflits (guerres de Religion, Seconde Guerre mondiale) et la fierté identitaire, comme en attestent les initiatives citoyennes pour préserver ses trésors, tels la cloche Maria ou les vitraux de Gesta.

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