Frise chronologique
1233
Fondation de la paroisse Saint-André
Fondation de la paroisse Saint-André
1233 (≈ 1233)
Première église hors des remparts médiévaux.
1670
Intégration partielle à Lille
Intégration partielle à Lille
1670 (≈ 1670)
Agrandissement de la ville par Vauban.
1701-1758
Construction de la chapelle des Carmes
Construction de la chapelle des Carmes
1701-1758 (≈ 1730)
Devenue église paroissiale en 1795.
1784
Destruction de l’ancienne église
Destruction de l’ancienne église
1784 (≈ 1784)
Endommagée en 1708, remplacée par l’actuelle.
1887
Ajout du clocher par Cordonnier
Ajout du clocher par Cordonnier
1887 (≈ 1887)
Tour-clocher en brique et pierre.
17 octobre 1949
Classement monument historique
Classement monument historique
17 octobre 1949 (≈ 1949)
Protection de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-André : classement par arrêté du 17 octobre 1949
Personnages clés
| Thomas-Joseph Gombert - Architecte |
Conçoit la chapelle (1701-1724). |
| François-Joseph Gombert - Architecte |
Achève le chœur (1753-1758). |
| Louis Marie Cordonnier - Architecte |
Ajoute le clocher en 1887. |
| Charles de Gaulle - Figure historique |
Baptisé en 1890 dans l’église. |
| Victor Delannoy - Curé puis évêque |
Futur évêque de La Réunion. |
| Désiré-Joseph Dennel - Curé puis évêque |
Cénotaphe visible dans l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-André de Lille trouve ses origines dans une première paroisse fondée en 1233, située hors des remparts médiévaux sur la route d’Ypres (actuelle rue Saint-André). Cette église primitive, endommagée par des obus lors du siège autrichien de 1708, fut détruite en 1784. Son emplacement, à l’extrémité du quartier près du rempart Vauban, marquait la limite de l’agrandissement de Lille en 1670, où une partie de la paroisse fut intégrée à la ville, tandis que l’autre donna naissance à Saint-André-lez-Lille.
L’édifice actuel était à l’origine la chapelle du couvent des Grands Carmes, construite entre 1701 et 1758 sous la direction de trois architectes lillois : Thomas-Joseph Gombert (1701-1724), son neveu François-Joseph Gombert (1753-1758), et Louis Marie Cordonnier, auteur du clocher ajouté en 1887. La chapelle, devenue église paroissiale en 1795 après la destruction de l’ancienne, fut fermée pendant la Révolution avant d’être rendue au culte. Son architecture mêle pierre calcaire pour la façade à ordres superposés (ionique et corinthien) et brique pour les murs latéraux, avec une toiture en ardoise.
Classée monument historique en 1949, l’église abrite un mobilier remarquable : tableaux des XVIIe-XVIIIe siècles (Arnould de Vuez, Otto Van Veen, Jacques Van Oost), une chaire en chêne sculpté par Jean-Baptiste Danezan (1768), et deux orgues Merklin-Schütze (1855 et 1864). Ses vitraux, signés Charles Gaudelet d’après Joseph Hussenot, et sa fresque en cul-de-four (1853) illustrent son riche patrimoine artistique. La chapelle de la Sainte-Vierge, dédiée à Notre-Dame du Mont-Carmel, conserve un retable et des lambris peints par Alphonse Colas (1850).
L’église est liée à des figures historiques majeures : le général Faidherbe, le cardinal Liénart et le général de Gaulle y furent baptisés, tandis que les obsèques nationales du général François de Négrier s’y déroulèrent en 1848. Deux curés devinrent évêques : Victor Delannoy (La Réunion, Aire et Dax) et Désiré-Joseph Dennel (Beauvais, Arras), dont le cénotaphe (1892) est visible dans l’édifice.
Son plan allongé (71 m de long), sans transept, comprend une nef de six travées flanquée de bas-côtés terminés par des absidioles, et un chœur profond de trois travées voûté en cul-de-four. La tour-clocher, haute de 50 mètres, domine le quartier du Vieux-Lille, rappelant son passé conventuel et son rôle central dans la vie religieuse lilloise.