Construction initiale Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Édification de l'église et du prieuré de l'ordre de Saint-Augustin.
XIVe siècle
Citation du prieuré
Citation du prieuré XIVe siècle (≈ 1450)
Le prieuré est cité comme dépendant de Saint-Vivien de Saintes.
XVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher XVe siècle (≈ 1550)
Ajout du clocher de plan carré accolé au mur latéral sud.
1685
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie 1685 (≈ 1685)
La sacristie est adossée à l'est et porte la date de 1685.
1784
Restauration de l'église
Restauration de l'église 1784 (≈ 1784)
Première campagne de restauration de l'édifice.
1885
Restauration au XIXe siècle
Restauration au XIXe siècle 1885 (≈ 1885)
Travaux de restauration signalés par Nanglard.
1910-1911
Rénovation intérieure
Rénovation intérieure 1910-1911 (≈ 1911)
Rénovation des parois, voûtes et plâtre à l'intérieur de l'église.
1991
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1991 (≈ 1991)
La façade occidentale est inscrite au titre des monuments historiques.
2001-2003
Restauration récente
Restauration récente 2001-2003 (≈ 2002)
Campagne de restauration incluant la sculpture de modillons.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. B 291) : inscription par arrêté du 14 juin 2012
Personnages clés
George
Historien ayant étudié l'église et son origine remontant à la fin du XIIe siècle.
Nanglard
Personnalité ayant signalé les travaux de restauration au XIXe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-André
L'église Saint-André, paroisse anciennement désignée "Saint-Andrea de Combis", se situe sur un promontoire dominant le Ris-Bellot, affluent de l'Antenne, à proximité de la voie romaine Saintes-Lyon dite Chemin des Romains. Un sanctuaire a précédé l'église à la fin du XIIe siècle, puis s'y implanta un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, cité au XIVe siècle et dépendant de Saint-Vivien de Saintes. Les bâtiments du prieuré jouxtaient l'église ; ils furent occupés par les religieux jusqu'au XVIIIe siècle et ont subsisté jusqu'à la Révolution, formant un ensemble qui a également abrité une école. L'édifice est l'église paroissiale du bourg de Saint-André, commune associée de Louzac-Saint-André (Charente) ; après avoir appartenu à l'ancien diocèse de Saintes, il relève aujourd'hui du diocèse d'Angoulême. L'église a fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration : en 1784, au XIXe siècle (notamment signalée en 1885 par Nanglard), à l'intérieur en 1910-1911 — parois, voûtes et plâtre — puis plus récemment entre 2001 et 2003. Selon l'historien George, l'ensemble remonte à la fin du XIIe siècle. L'édifice est de plan roman à un vaisseau : une nef allongée voûtée en berceau brisé se termine par une abside conservant quelques éléments romans, en grande partie masqués par les bâtiments du prieuré. La travée sous le clocher est voûtée d'ogives, tandis que le chœur se termine par un cul-de-four et est précédé de colonnes engagées ornées d'un décor roman. Le clocher, de plan carré et accolé au mur latéral sud, est plus récent que le reste de l'édifice et peut remonter au XVe siècle. La sacristie, adossée à l'est, porte la date de 1685 sur son mur sud. La façade occidentale, datée du XIIe siècle, est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 5 décembre 1991 ; elle présente un portail à trois voussures dont les deux intérieures sont sculptées de losanges et de pointes de diamant, une fenêtre et une corniche à modillons sculptés. Un enfeu a été pratiqué à gauche du portail et deux statues encadrent la baie de façade. La nef est couverte d'un berceau brisé en briques et la travée sous clocher d'une croisée d'ogives ; lors de la rénovation de 2002, certains modillons ont été sculptés à partir des visages du maire de Louzac et du maire adjoint de Saint-André. Le mobilier comprend une cloche qui pourrait dater du XIIe siècle, un retable en bois tourné et mouluré du XIXe siècle ainsi que des tableaux de la même époque.