Frise chronologique
1149
Premier patronage connu
Premier patronage connu
1149 (≈ 1149)
Abbaye Saint-Martin de Pontoise devient collateur.
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Abside et croisée du transept romanes.
XVIe siècle (vers 1557)
Construction du clocher Renaissance
Construction du clocher Renaissance
XVIe siècle (vers 1557) (≈ 1650)
Financé par Antoine Barjot, seigneur de Moussy.
16 juin 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
16 juin 1926 (≈ 1926)
Inscription de l'église à l'inventaire.
1944
Destruction partielle
Destruction partielle
1944 (≈ 1944)
Bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.
7 mai 1964
Reconsécration
Reconsécration
7 mai 1964 (≈ 1964)
Après restauration et reconstruction de la nef.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 16 juin 1926
Personnages clés
| Antoine Barjot - Seigneur de Moussy |
Finance la construction du clocher en 1557. |
| Alexandre Renard - Évêque de Versailles |
Consacre l'église restaurée en 1964. |
| Paul Binet - Maire de Moussy |
Initiateur de la restauration dans les années 1950. |
| Lebigre - Architecte en chef |
Dirige les travaux de restauration post-1944. |
| Roland Vasseur - Historien local |
A étudié l'église vers 1978. |
| Paul Lavigne - Propriétaire du manoir |
Finance une restauration en 1933. |
Origine et histoire
L'église Saint-André de Moussy, située dans le Val-d'Oise en Île-de-France, est l'une des rares églises romanes du Vexin français à conserver son transept d'origine. Construite principalement aux XIe et XIIe siècles, elle présente des voûtes variées : d'arêtes pour la croisée du transept, en berceau pour les croisillons et absidioles, et en cul-de-four pour l'abside. Ces caractéristiques en font un témoignage précieux de l'architecture romane archaïque dans la région.
Au XVIe siècle, un clocher-porche de style Renaissance est ajouté, mais il est partiellement détruit en 1944 lors des bombardements alliés visant les installations allemandes proches. Seuls subsistent le portail Renaissance et une partie du mur méridional de sa base. L'église, abandonnée pendant quinze ans, est restaurée à partir des années 1950. Les parties orientales, restées debout, sont consolidées, et une nouvelle nef est construite, respectant les dimensions originales. La consécration a lieu le 7 mai 1964.
L'édifice abrite un mobilier remarquable, dont six éléments classés monuments historiques : un retable du XVIe siècle, des statues de saints (sainte Barbe, saint André, saint Pierre) et un tableau de la Nativité du Christ datant de la fin du XVe siècle. Ces œuvres reflètent l'évolution artistique entre Moyen Âge et Renaissance. L'église, initialement dédiée à saint André, était sous le patronage de l'abbaye Saint-Martin de Pontoise dès 1149, avant de passer sous l'autorité du diocèse de Versailles puis de Pontoise.
Les parties orientales, en moellons et pierre de taille, illustrent la juxtaposition des volumes typiques de l'architecture romane. La croisée du transept, plus haute que l'abside, domine l'ensemble, tandis que les contreforts et les modillons sculptés de la corniche ajoutent à son caractère historique. Les fenêtres romanes, étroites et sans ébrasement extérieur, contrastent avec les baies flamboyantes ou Renaissance ajoutées ultérieurement.
L'intérieur révèle une nef reconstruite dans un style évoquant le roman, bien que dépourvue de décoration architecturée. Les chapiteaux de la croisée du transept, sculptés de motifs géométriques et de volutes, datent du XIe siècle et rappellent ceux d'Arthies ou de Cormeilles-en-Vexin. Les absidioles, voûtées en berceau, abritent des piscines liturgiques et des traces de polychromie disparue lors des restaurations.
Aujourd'hui affiliée à la paroisse Avernes et Marines, l'église Saint-André accueille occasionnellement des messes dominicales. Son histoire, marquée par les destructions de la Seconde Guerre mondiale et les restaurations successives, en fait un symbole de résilience et de préservation du patrimoine religieux vexinois.