Première mention 1027 (≈ 1027)
Première mention connue de l'église Saint-André.
1124
Église paroissiale
Église paroissiale 1124 (≈ 1124)
L'église devient une église paroissiale.
1486
Début reconstruction
Début reconstruction 1486 (≈ 1486)
Début de la reconstruction de l'édifice.
1521
Rebâtie de la nef
Rebâtie de la nef 1521 (≈ 1521)
La nef est pourvue de bas-côtés et rebâtie.
1541-1546
Construction de la tour
Construction de la tour 1541-1546 (≈ 1544)
La tour de l'église est élevée.
1556
Achèvement du portail
Achèvement du portail 1556 (≈ 1556)
Le portail, orné d'une grande rosace, est achevé.
1562
Dommages huguenots
Dommages huguenots 1562 (≈ 1562)
L'église subit des dommages causés par les huguenots.
1683
Ouragan endommage la tour
Ouragan endommage la tour 1683 (≈ 1683)
Un ouragan endommage la tour de l'église.
1701
Réparation de la tour
Réparation de la tour 1701 (≈ 1701)
La tour est réparée après les dommages de l'ouragan.
1791
Fermeture et vente
Fermeture et vente 1791 (≈ 1791)
L'église est fermée au culte et vendue comme bien national.
1861
Destruction partielle
Destruction partielle 1861 (≈ 1861)
L'église est partiellement détruite lors du percement de la rue de l'Impératrice.
1867
Réparation de la tour
Réparation de la tour 1867 (≈ 1867)
La tour est réparée sans reconstruction de la flèche octogonale.
2020
Rénovation récente
Rénovation récente 2020 (≈ 2020)
Travaux de rénovation réalisés sur la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher ou Tour Saint-André : classement par arrêté du 26 février 1958
Personnages clés
Farin
Historien ayant décrit le clocher de l'église.
Pierre Rivière
Acheteur de l'église comme bien national en 1791.
Origine et histoire de l'Église Saint-André
L'église Saint-André de Rouen, située en Seine-Maritime, était une paroisse supprimée en 1791 ; il n'en subsiste aujourd'hui que la tour, classée au titre des monuments historiques depuis 1958. La paroisse, implantée à l'origine dans un faubourg de Rouen, porta d'abord le nom de Saint-André-de-la-Porte-aux-Fèvres en raison des forgerons du quartier, puis celui de Saint-André-de-la-Ville pour la distinguer de Saint-André-hors-la-Ville, près de la porte Cauchoise. L'édifice se dressait rue aux Ours (autrefois rue Saint-André) et son chevet ouvrait sur la rue Ancrière. Connu depuis 1027, il devint église paroissiale en 1124. À partir de 1169, la présentation de la cure appartenait à l'abbaye Saint-Ouen. Reconstruit à partir de 1486, l'édifice vit la nef pourvue de bas-côtés rebâtie en 1521, la tour élevée entre 1541 et 1546 et le portail, orné d'une grande rosace, achevé en 1556 ; la dédicace du nouvel ensemble eut lieu en 1526. En 1562, l'église subit des dommages causés par les huguenots. Le 25 juin 1683, un ouragan endommagea la tour, laquelle fut réparée en 1701. L'historien Farin qualifiait son clocher d'ouvrage achevé, ajouré sur tous ses côtés et comptable parmi les plus beaux de la ville. Au XVIIIe siècle, l'installation d'un retable dans l'abside entraîna la modification des baies absidiales. Fermée au culte le 30 avril 1791, l'église, le presbytère, le cimetière et les constructions entourant le chœur furent vendus comme biens nationaux le 17 décembre 1791 pour 101 000 livres à Pierre Rivière. Après la vente, l'édifice servit de magasin tandis que la tour accueillit l'atelier d'une fonderie de plombs de chasse ; la nef fut partiellement entresolée par des planchers. Lors du percement de la rue de l'Impératrice (actuelle rue Jeanne-d'Arc) en 1861, l'église proprement dite fut détruite et seule la tour, d'environ 35 mètres de hauteur, fut conservée. La tour fut réparée en 1867 sans que la flèche octogonale, enlevée par l'ouragan de 1683, ne soit reconstituée. En raison du délabrement des arches, sa partie supérieure avait été entourée d'un pare-gravois, dispositif anti-chute de pierres qui a été retiré à la suite des travaux de rénovation réalisés en 2020.