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Église Saint-André de Rouen en Seine-Maritime

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise gothique
Seine-Maritime

Église Saint-André de Rouen

    Rue Jeanne-d'Arc
    76000 Rouen
Propriété de la commune
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Église Saint-André de Rouen
Crédit photo : Giogo - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1027
Première mention
1124
Devenue paroissiale
1521
Reconstruction de la nef
1541-1546
Construction de la tour
1562
Dégâts huguenots
1683
Ouragan dévaste la flèche
1791
Fermeture et vente
1861
Destruction de la nef
1958
Classement MH
2020
Restauration récente
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher ou Tour Saint-André : classement par arrêté du 26 février 1958

Personnages clés

Abbaye Saint-Ouen - Propriétaire de la cure Gère la paroisse à partir de 1169.
Pierre Rivière - Acquéreur en 1791 Acheteur de l’église comme bien national.
Farin - Historien local (XVIIIe) Décrit la tour comme un joyau.
Eustache de la Quérière - Historien (XIXe) Auteur d’une monographie sur l’église.

Origine et histoire

L’église Saint-André de Rouen, située dans un faubourg de la ville, trouve ses origines sous le nom de Saint-André-de-la-Porte-aux-Fèvres, en référence aux forgerons du quartier. Elle devient paroisse en 1124, et sa cure est rattachée à l’abbaye Saint-Ouen à partir de 1169. Mentionnée dès 1027, elle est entièrement reconstruite entre 1486 et 1556 : la nef et ses bas-côtés datent de 1521, la tour (1541-1546) et le portail à rosace (1556) achèvent l’édifice, dédicacé en 1526.

La tour, haute de 35 mètres, est endommagée par un ouragan en 1683 et réparée en 1701, mais sa flèche octogonale, arrachée lors de la tempête, ne sera jamais rétablie. En 1562, les huguenots causent des dégradations à l’église, qui subit aussi des modifications au XVIIIe siècle, comme l’installation d’un retable dans l’abside. Après la Révolution, l’église est fermée en 1791, vendue comme bien national, et transformée en magasin et fonderie. Seule la tour subsiste après la destruction de la nef en 1861, lors du percement de la rue Jeanne-d’Arc.

Classée monument historique en 1958, la tour Saint-André est restaurée à plusieurs reprises, notamment en 1867 et en 2020, où un dispositif anti-chute de pierres (pare-gravois) est retiré après consolidation. Farin, historien local, la décrivait au XVIIIe siècle comme l’un des plus beaux clochers de Rouen, soulignant son architecture ajourée. Aujourd’hui, elle témoigne de l’histoire religieuse et urbaine de la ville, entre Renaissance et Révolution.

Les sources historiques, comme les travaux d’Eustache de la Quérière (1862) ou de Georges Dubosc (1922-1929), documentent son évolution, depuis son rôle paroissial jusqu’à sa disparition partielle. Les archives mentionnent aussi son adresse exacte : rue Jeanne-d’Arc (ancienne rue aux Ours), où subsiste ce vestige emblématique du patrimoine rouennais.

Liens externes