Frise chronologique
XIe siècle (vers 1050)
Fondation par Hébert
Fondation par Hébert
XIe siècle (vers 1050) (≈ 1150)
Création paroisse et construction église initiale.
1240
Don à l’abbaye de Joyenval
Don à l’abbaye de Joyenval
1240 (≈ 1240)
Patronage cédé par Guillaume II du Pont-de-L’Arche.
XVIe siècle
Chapelle gothique flamboyante
Chapelle gothique flamboyante
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout du remplage dans la chapelle nord.
XIXe siècle
Restaurations et études
Restaurations et études
XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux et documentation par Lefèvre-Pontalis.
21 mars 1910
Classement monument historique
Classement monument historique
21 mars 1910 (≈ 1910)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 21 mars 1910
Personnages clés
| Hébert (comte-évêque de Lisieux) - Fondateur |
Créa la paroisse et l’église au XIe siècle. |
| Guillaume II du Pont-de-L’Arche - Évêque de Lisieux |
Céda le patronage à Joyenval en 1240. |
| Eugène Lefèvre-Pontalis - Historien et photographe |
Étudia l’église au XIXe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-André de Saint-André-d’Hébertot trouve son origine au XIe siècle, lorsque le comte-évêque de Lisieux Hébert fonda la paroisse et fit ériger l’édifice actuel. Au XIIIe siècle, en 1240, son successeur Guillaume II du Pont-de-L’Arche offrit le patronage de l’église à l’abbaye de Joyenval, lien maintenu jusqu’au XVIe siècle. Proche du château local, elle acquit le statut d’église seigneuriale, tout en restant sous l’autorité épiscopale de Lisieux, puis du diocèse de Bayeux et Lisieux. Les traces de son histoire médiévale incluent des voûtes romanes du XIIe siècle et une chapelle nord dotée d’un remplage gothique flamboyant du XVIe siècle.
L’église, étudiée et photographiée par l’historien Eugène Lefèvre-Pontalis au XIXe siècle, subit des restaurations durant cette période, notamment sur sa charpente et sa sacristie néo-gothique. Classée monument historique par arrêté du 21 mars 1910, elle illustre l’évolution architecturale normande, mêlant nef lambrissée, clocher carré à flèche octogonale, et chœur désaxé aux voûtes à joints rubanés. Son emplacement, au milieu du cimetière communal en contrebas de la route et des vestiges d’un prieuré, souligne son ancrage dans le paysage religieux et seigneurial du pays d’Auge.
Le site, marqué par des reprises de maçonnerie et des contreforts variés, révèle aussi des adaptations topographiques : la base du clocher et les fonts baptismaux surélèvent l’entrée occidentale, tandis que le chevet plat, orné de modillons et de contreforts d’angle, conserve des armoiries sur une clef d’arc. La proximité des sentiers de randonnée (GR 26 et 223) et de l’autoroute Paris-Caen en fait aujourd’hui un point d’intérêt patrimonial accessible, témoignant de neuf siècles d’histoire locale.