Frise chronologique
VIIe siècle (entre 603 et 608)
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
VIIe siècle (entre 603 et 608) (≈ 750)
Par douze moines de l’Île-Barbe.
971
Première mention du prieuré
Première mention du prieuré
971 (≈ 971)
Dans les textes historiques.
1071
Transfert des reliques de saint Rambert
Transfert des reliques de saint Rambert
1071 (≈ 1071)
Village renommé Saint-Rambert.
XIe siècle
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
XIe siècle (≈ 1150)
Plus anciens éléments conservés.
XIIIe siècle
Transformation de la tour-clocher
Transformation de la tour-clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout de mâchicoulis et meurtrières.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Église et prieuré concernés.
2 juillet 1891
Classement monument historique
Classement monument historique
2 juillet 1891 (≈ 1891)
Par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Saint-Rambert : classement par arrêté du 2 juillet 1891
Personnages clés
| Saint Rambert - Saint patron et reliques |
Ses reliques transférées en 1071. |
| Jean de la Veuhe - Personnage inhumé |
Dalle funéraire datée de 1638. |
Origine et histoire
L'église Saint-André de Saint-Rambert, située à Saint-Just-Saint-Rambert dans le département de la Loire, trouve ses origines au VIIe siècle avec la fondation d’un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye de l’Île-Barbe. Ce prieuré, mentionné pour la première fois en 971, voit son église actuelle construite au XIe siècle, puis agrandie au XIIe siècle. En 1071, le transfert des reliques de saint Rambert dans l’église entraîne le renommage du village en Saint-Rambert. L’édifice, marqué par une architecture défensive (tour-clocher transformée au XIIIe siècle) et des éléments gallo-romains réemployés, devient un lieu de vénération majeur.
L’église, vendue comme bien national en 1791, est classée monument historique le 2 juillet 1891. Son architecture se distingue par deux tours-clochers : l’une du XIe siècle, dotée de mâchicoulis et surmontant le porche, l’autre édifiée sur la croisée du transept. À l’intérieur, la nef à trois vaisseaux et l’abside voûtée en cul-de-four, flanquée d’absidioles, abritent un mobilier protégé, dont une cloche de 1582 et des bénitiers des XIe et XVe siècles.
Le site conserve des traces de son passé religieux et militaire, comme les chapiteaux sculptés d’animaux dans le narthex ou les baies géminées des clochers. Les matériaux gallo-romains réemployés dans les murs témoignent de l’histoire antique de la région. Aujourd’hui, l’église, propriété communale, reste un lieu de culte actif au sein de la paroisse Saint-François en Forez, dans le diocèse de Saint-Étienne.
Les reliques de saint Rambert, toujours conservées sur place, confèrent à l’église une dimension spirituelle durable. Le prieuré, initialement fondé par douze moines lyonnais, joua un rôle central dans la christianisation locale avant de devenir un symbole du patrimoine médiéval de la Loire. Les transformations architecturales, comme l’ajout de la tour défensive, reflètent les besoins de protection au Moyen Âge.
Parmi les éléments mobiliers remarquables, la dalle funéraire de Jean de la Veuhe (1638) et la chaire à prêcher du XVIIe siècle illustrent l’évolution artistique et liturgique du lieu. La chapelle adjacente Saint-Jean, également classée, renforce l’importance historique du site. Les études archéologiques récentes, comme celles de Jean-Claude Béal en 2022, mettent en lumière les blocs antiques réemployés, soulignant la continuité occupationnelle du site depuis l’Antiquité.