Frise chronologique
1217
Première mention écrite
Première mention écrite
1217 (≈ 1217)
Archives mentionnant l’église
XIe ou XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe ou XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman sur fondations antiques
XIVe siècle (1300-1330)
Réalisation des fresques
Réalisation des fresques
XIVe siècle (1300-1330) (≈ 1315)
Peintures murales encore visibles
1er février 1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1er février 1791 (≈ 1791)
Devenue bâtiment agricole
1942
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1942 (≈ 1942)
Protection officielle de l’édifice
1980
Création de l’association de sauvegarde
Création de l’association de sauvegarde
1980 (≈ 1980)
Début des restaurations
2005
Acquisition par les Amis du Vieux Taxat
Acquisition par les Amis du Vieux Taxat
2005 (≈ 2005)
Association devient propriétaire
2012
Reconstruction de la toiture
Reconstruction de la toiture
2012 (≈ 2012)
Fin des travaux majeurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-André (ancienne) : inscription par arrêté du 12 mars 1942
Personnages clés
| Association Les Amis du Vieux Taxat - Propriétaire et restaurateur depuis 2005 |
Sauvegarde et valorisation du site |
Origine et histoire
L’église Saint-André de Taxat, située dans le hameau de Taxat sur la commune de Taxat-Senat (Allier), est un édifice roman construit au XIe ou XIIe siècle sur des fondations antiques. Peu documentée, sa première mention écrite remonte à 1217. Après un effondrement partiel de sa structure nord, elle est enrichie au XIVe siècle de fresques murales, dont une grande partie subsiste aujourd’hui. Ces peintures, datées des années 1300-1330, représentent des scènes de la vie du Christ et de la Vierge, avec des couleurs ocre rouge et jaune encore visibles.
L’église perd sa fonction religieuse lors de la Révolution française : vendue comme bien national le 1er février 1791, elle est transformée en bâtiment agricole. Son architecture est alors modifiée (porte de grange percée, portail élargi), et son état se dégrade jusqu’à l’effondrement des voûtes et de la toiture dans les années 1950. Malgré son inscription aux monuments historiques en 1942, sa restauration ne débute qu’en 1980 grâce à l’association Les Amis du Vieux Taxat, qui en devient propriétaire en 2005. Les fresques sont partiellement mises au jour dans les années 1990, et la toiture est reconstruite en 2012.
L’édifice se compose d’une nef à trois travées flanquée de bas-côtés, d’un transept saillant et d’une abside en cul-de-four, initialement accompagnée de deux absidioles (dont une a disparu). Un mur diaphragme, supportant un clocher-mur percé de deux arcades, sépare la nef du transept voûté en berceau. Les bras du transept sont éclairés par des baies à intrados trilobé. Parmi les éléments remarquables, on note une Vierge à l’Enfant du XIIe siècle aujourd’hui conservée au musée Mandet de Riom, ainsi que neuf statues de Vierges dont l’origine exacte (église Saint-André ou Saint-Martin de Senat) reste incertaine.
Les peintures murales, endommagées mais partiellement restaurées, illustrent des thèmes religieux variés : Vierge à l’Enfant avec donatrice, Baptême du Christ, Agneau pascal, ou encore des scènes de la Nativité. Une litre funéraire et des restes d’un arbre de Jessé complètent cet ensemble. L’association Les Amis du Vieux Taxat, créée en 1980, a pour missions la restauration du site, sa valorisation et la sensibilisation du public à ce patrimoine médiéval menacé.
L’église dépendait autrefois du prieuré de Saint-Germain de Salles. Son histoire reflète les bouleversements religieux et sociaux, de sa construction romane à sa conversion en exploitation agricole, puis à sa renaissance grâce à l’engagement associatif. Les fresques, rares témoignages de la peinture murale du XIVe siècle en Auvergne, en font un site d’intérêt majeur pour l’étude de l’art médiéval régional.