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Église Saint-André de Villaines-les-Rochers en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-André de Villaines-les-Rochers

    Rue de l'Eglise
    37190 Villaines-les-Rochers
Propriété de la commune
Église Saint-André de Villaines-les-Rochers
Église Saint-André de Villaines-les-Rochers
Église Saint-André de Villaines-les-Rochers
Église Saint-André de Villaines-les-Rochers
Crédit photo : Als33120 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1800
1900
2000
1139
Première mention du prieuré
XIIe siècle
Construction de l’église romane
1859
Début des travaux d’agrandissement
1859-1870
Réalisation des peintures murales
7 novembre 2002
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. C 54, 55) : classement par arrêté du 7 novembre 2002

Personnages clés

Abbé Jean-Laurent Chicoisne - Curé de Villaines-les-Rochers Initiateur de l’agrandissement en 1859.
Gustave Guérin - Architecte diocésain Maître d’œuvre des travaux du XIXe.
Louis-Marie-Charles de Bodin, comte de Galembert - Peintre et archéologue Auteur des peintures murales didactiques.
Julien-Léopold Lobin - Maître-verrier Créateur des vitraux de l’église.

Origine et histoire

L’église Saint-André de Villaines-les-Rochers, mentionnée dès 1139 comme prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Paul de Cormery, est à l’origine un édifice roman du XIIe siècle, peut-être avec une abside plus ancienne (Xe ou XIe siècle). Orientée nord-est–sud-ouest, elle est dédiée à Sainte-Marie dans les chartes médiévales. Son histoire bascule au XIXe siècle sous l’impulsion de l’abbé Jean-Laurent Chicoisne, curé local, qui lance en 1859 un projet d’agrandissement confié à l’architecte diocésain Gustave Guérin.

Le projet conserve le clocher roman mais réoriente l’édifice : une nef néo-romane est construite perpendiculairement à l’ancienne, transformant cette dernière en transept. L’abside médiévale est partiellement arasée, et les murs intérieurs sont entièrement recouverts de peintures religieuses entre 1859 et 1870. Ces œuvres, financées par des dons, forment un « catéchisme en images » conçu par le comte Louis-Marie-Charles de Bodin de Galembert, défenseur du patrimoine tourain et fondateur de la Société de Saint-Grégoire. Le décor s’inscrit dans le mouvement de restauration doctrinale prôné par le pape Pie IX.

Les peintures, exécutées au silicate de potasse, innovent par leur technique et leur style nazaréen (contours marqués, couleurs douces en aplat). Les vitraux, réalisés par Julien-Léopold Lobin et l’atelier Fournier, complètent ce programme didactique. L’église, classée monument historique en 2002, illustre ainsi deux époques : le Moyen Âge par sa structure romane, et le XIXe siècle par son décor et son agrandissement. Son originalité réside dans cette superposition architecturale et artistique, faisant d’elle un témoin unique des évolutions liturgiques et esthétiques.

Le comte de Galembert, archéologue et artiste, y expérimente une méthode de décoration murale économique, destinée à revitaliser la foi par l’image. Parmi ses réalisations en région Centre, Villaines-les-Rochers et Auneau (Eure-et-Loir) sont considérées comme ses œuvres majeures. L’édifice, propriété communale, conserve aussi des éléments du XIe siècle (base du clocher et de l’abside), soulignant sa stratification historique.

L’église, située rue de l’Église à Villaines-les-Rochers (Indre-et-Loire), domine un coteau près d’un ruisseau. Son orientation atypique (nef sud-est–chœur nord-ouest) résulte de l’agrandissement du XIXe siècle. Le portail roman, muré, et la baie en plein cintre subsistent comme traces de l’édifice originel. Le classement de 2002 protège l’ensemble, y compris les peintures et le mobilier, reflétant son importance patrimoniale à la fois locale et nationale.

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