Frise chronologique
1935
Début de la construction
Début de la construction
1935 (≈ 1935)
Lancement des travaux selon les plans de Feydeau.
27 février 2002
Classement monument historique
Classement monument historique
27 février 2002 (≈ 2002)
Inscription de l'église et de son décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2e quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
2e quart XXe siècle (≈ 2037)
Style Art Déco adapté à l'art sacré.
Patrimoine classé
L'église en totalité, y compris son décor (cad. CH 345) : inscription par arrêté du 27 février 2002
Personnages clés
| Hubert Blanche de Feydeau - Architecte |
Concepteur de l'église et du mobilier. |
| Augustin Crampette - Chanoine et premier curé |
Initiateur du projet, résistant, inhumé sur place. |
| Georges Chaumot - Sculpteur |
Auteur du portail et de la frise extérieure. |
| Louis Gouffault - Mosaïste |
Créateur de la croix et mosaïque du chœur. |
| Chigot - Maître verrier |
Réalisateur des dix verrières avec Pentecôte. |
Origine et histoire
L'église Saint-André-et-Sainte-Jeanne-d'Arc de Fétilly, située à La Rochelle en Charente-Maritime, est édifiée à partir de 1935 selon les plans de l'architecte Hubert Blanche de Feydeau. Elle s’inscrit dans un projet ambitieux de « cité paroissiale » incluant une salle des fêtes, un gymnase et une bibliothèque, mais ce dernier ne verra jamais le jour par manque de financements. L’édifice, de style Art Déco adapté à l’art sacré, se distingue par son ossature en béton armé et son plan basilical à vaisseau unique, long de 44 mètres. Le chanoine Augustin Crampette, premier curé et futur résistant, joue un rôle central dans sa réalisation et y est aujourd’hui inhumé.
L’intérieur de l’église est un exemple abouti de collaboration artistique. La mosaïque est signée Soffino, tandis que Louis Gouffault réalise la croix en pavé de verre et la mosaïque du chœur. Le sculpteur Georges Chaumot orne le portail d’entrée et crée une frise en bas-relief sur la façade, représentant des scènes de la vie de saint André. Les dix verrières sont l’œuvre du maître verrier Chigot, associé à Pentecôte de Loix-en-Ré. D’autres artisans, comme H. Vinet pour le chemin de croix, Beauchamp pour la grille des fonts baptismaux, et Gorget pour la table de communion, contribuent à ce décor harmonieux. L’église est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 27 février 2002.
L’architecture extérieure, sobre, contraste avec la richesse intérieure. Le porche en plein cintre est surmonté d’une frise sculptée par Chaumot, unique décoration extérieure en pierre de Lavoux. Les collatéraux, réduits à des passages étroits, desservent trois chapelles de chaque côté. L’ossature en béton armé, soulignée par des linteaux et chaînes du même matériau, reflète les innovations constructives de l’époque. L’édifice, propriété de l’association diocésaine, illustre l’adaptation des principes Art Déco à un lieu de culte, tout en témoignant de l’engagement communautaire porté par le chanoine Crampette.