Frise chronologique
XVe-XVIe siècles
Construction de l'église
Construction de l'église
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Remplace une église romane du XIIe
XVIIIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Transformations non détaillées dans les sources
25 avril 1974
Classement monument historique
Classement monument historique
25 avril 1974 (≈ 1974)
Inscrite à l'inventaire supplémentaire
1979
Restauration de l'édifice
Restauration de l'édifice
1979 (≈ 1979)
Travaux de conservation mentionnés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 253) : inscription par arrêté du 25 avril 1974
Personnages clés
| Antoine de Padoue - Saint patron potentiel |
Dédicace probable de l'église |
Origine et histoire
L'église Saint-Antoine, aussi appelée Saint-Antoine-de-Corrompis, est un édifice religieux catholique situé aux Cabannes, dans le département du Tarn (région Occitanie). Construite entre le XVe et le XVIe siècle, elle remplace une ancienne église romane du XIIe siècle, dont subsiste aujourd’hui le portail. L’édifice, de style gothique tardif, se caractérise par une nef unique, un chevet plat et deux chapelles latérales. Ses voûtes, soutenues par des contreforts extérieurs, et ses ogives s’appuyant directement sur les piliers illustrent cette transition architecturale. Un clocher-mur et un clocheton à trois arcades complètent l’ensemble.
L’église a subi des modifications au XVIIIe siècle avant d’être inscrite aux monuments historiques le 25 avril 1974. Dédiée à saint Antoine (potentiellement Antoine de Padoue), elle abrite un mobilier remarquable, dont un tabernacle-retable, un bénitier du XVe siècle, et un tableau de l’Assomption daté de 1653. À proximité, la croix des Cabannes, du XVIe siècle, est également classée. Restaurée en 1979, l’église conserve des éléments flamboyants comme des baies à remplage trilobé et un portail en plein cintre à moulures gothiques.
L’édifice, propriété de la commune, se distingue par son implantation sur une colline au-dessus du village. Son architecture reflète à la fois des influences gothiques tardives et des adaptations locales, comme en témoignent les chapelles dites « seigneuriale » et « Notre-Dame ». Les contreforts extérieurs et la pénétration des ogives dans les piliers soulignent la maîtrise technique des bâtisseurs de l’époque. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage majeur du patrimoine religieux tarnais et occitan.