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Église Saint-Antoine d'Eygliers dans les Hautes-Alpes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Caquetoire Eglise romane et gothique

Église Saint-Antoine d'Eygliers

    D37L
    05600 Eygliers
Propriété de la commune
Église Saint-Antoine dEygliers
Église Saint-Antoine dEygliers
Église Saint-Antoine dEygliers
Église Saint-Antoine dEygliers
Église Saint-Antoine dEygliers
Église Saint-Antoine dEygliers
Crédit photo : Sébastien HOSY - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1457–1494
Construction de l'église
1630
Réfection du chœur
1913
Peinture du tympan
1968
Découverte des fresques
9 novembre 1984
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. C 411) : inscription par arrêté du 9 novembre 1984

Personnages clés

Jean Bayle - Évêque commanditaire Autorisa la construction et la paroisse.

Origine et histoire

L'église Saint-Antoine d'Eygliers, située dans les Hautes-Alpes, a été construite entre 1457 et 1494 sous l’épiscopat de Jean Bayle, qui autorisa la création de la paroisse Saint-Antoine-de-Bouchet. Son architecture combine des moellons de calcaire, des galets de rivière et des éléments en marbre rose de Guillestre, comme les chaînes d’angles et les chapiteaux sculptés. La nef, voûtée en berceau brisé, et le chœur ogival illustrent le style gothique tardif, tandis que des peintures murales du XVe–XVIe siècle ornent l’intérieur.

Le portail sud, dont le tympan peint porte l’inscription « Domus mea domus orationis vocabitur » (1913), et le clocher à flèche polygonale en tuf témoignent de restaurations ultérieures. Une date gravée (1630) sur l’arc du chœur suggère une réfection à cette période. Classée monument historique en 1984, l’église a bénéficié de restaurations cette même année, révélant notamment des fresques cachées sous la chaire en 1968. Son mobilier et sa structure reflètent à la fois son usage religieux et son ancrage dans l’histoire locale.

Les matériaux utilisés – schiste pour la toiture, mortier de chaux, et colonnes en marbre – soulignent une adaptation aux ressources régionales. Les armoiries de Jean Bayle, sculptées sur un chapiteau, rappellent son rôle dans la fondation de l’édifice. L’appentis abritant l’entrée principale et les baies cintrées du clocher ajoutent à son caractère distinctif, mêlant fonctionnalité et ornements. L’église reste aujourd’hui un patrimoine communal ouvert à la visite, symbole de l’héritage médiéval et religieux des Hautes-Alpes.

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