Frise chronologique
1457–1494
Construction de l'église
Construction de l'église
1457–1494 (≈ 1476)
Sous l’épiscopat de Jean Bayle, création de la paroisse.
1630
Réfection du chœur
Réfection du chœur
1630 (≈ 1630)
Date gravée sur l’arc triomphal.
1913
Peinture du tympan
Peinture du tympan
1913 (≈ 1913)
Inscription *« Domus mea domus orationis »*.
1968
Découverte des fresques
Découverte des fresques
1968 (≈ 1968)
Sous la chaire à prêcher.
9 novembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
9 novembre 1984 (≈ 1984)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 411) : inscription par arrêté du 9 novembre 1984
Personnages clés
| Jean Bayle - Évêque commanditaire |
Autorisa la construction et la paroisse. |
Origine et histoire
L'église Saint-Antoine d'Eygliers, située dans les Hautes-Alpes, a été construite entre 1457 et 1494 sous l’épiscopat de Jean Bayle, qui autorisa la création de la paroisse Saint-Antoine-de-Bouchet. Son architecture combine des moellons de calcaire, des galets de rivière et des éléments en marbre rose de Guillestre, comme les chaînes d’angles et les chapiteaux sculptés. La nef, voûtée en berceau brisé, et le chœur ogival illustrent le style gothique tardif, tandis que des peintures murales du XVe–XVIe siècle ornent l’intérieur.
Le portail sud, dont le tympan peint porte l’inscription « Domus mea domus orationis vocabitur » (1913), et le clocher à flèche polygonale en tuf témoignent de restaurations ultérieures. Une date gravée (1630) sur l’arc du chœur suggère une réfection à cette période. Classée monument historique en 1984, l’église a bénéficié de restaurations cette même année, révélant notamment des fresques cachées sous la chaire en 1968. Son mobilier et sa structure reflètent à la fois son usage religieux et son ancrage dans l’histoire locale.
Les matériaux utilisés – schiste pour la toiture, mortier de chaux, et colonnes en marbre – soulignent une adaptation aux ressources régionales. Les armoiries de Jean Bayle, sculptées sur un chapiteau, rappellent son rôle dans la fondation de l’édifice. L’appentis abritant l’entrée principale et les baies cintrées du clocher ajoutent à son caractère distinctif, mêlant fonctionnalité et ornements. L’église reste aujourd’hui un patrimoine communal ouvert à la visite, symbole de l’héritage médiéval et religieux des Hautes-Alpes.