Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Antoine de Saint-Antoine dans le Gers

Patrimoine classé Clocher-mur Eglise Eglise romane

Église Saint-Antoine de Saint-Antoine

    Place du Tau, D953
    32340 Saint-Antoine
Propriété de la commune
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Église Saint-Antoine de Saint-Antoine
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1090
Fondation de l'ordre des Antonins
début XIIe siècle
Implantation des Antonins en Languedoc
1204
Reconstruction de l'église
XVe siècle (2e moitié)
Reconstruction de la première travée
1777
Suppression de l'ordre des Antonins
1785
Départ des religieux
2 octobre 1963
Classement partiel Monument historique
16 septembre 2016
Inscription totale de l'église
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. AB 48):inscription par arrêté du 16 septembre 2016

Personnages clés

Pie VI - Pape (1775-1799) Supprima l’ordre des Antonins en 1777.

Origine et histoire

L'église paroissiale Saint-Antoine, située au nord du village de Saint-Antoine (Gers), fut construite entre le XIIe siècle et le premier quart du XIIIe siècle. Elle se compose d’une nef rectangulaire de six travées terminée par un chevet plat, avec deux chapelles latérales percées au niveau de la quatrième travée. Son portail occidental, surmonté d’un clocher-mur, présente une construction homogène en moyen appareil de pierre de taille. L’édifice est marqué par la transition entre les formes romanes et les éléments gothiques, notamment visibles dans les chapiteaux du portail.

L’église est liée à l’ordre des Antonins, fondé en 1090 et implanté dans le Midi de la France au XIIe siècle. La commanderie de Toulouse, maison-mère de l’ordre, établit une annexe à Saint-Antoine, située sur la route entre Lectoure et Agen, où un hôpital fut créé. En 1204, après un don, l’ordre reconstruit l’église, mêlant influences romanes et ogivales. Le tympan polylobé du portail, rare dans le Gers, pourrait s’expliquer par la proximité d’une route vers Compostelle, fréquentée par les pèlerins. L’abside fut reconstruite au XVIIIe siècle, et l’intérieur remanié au XIXe, tandis que des peintures murales anciennes furent découvertes sous les couches ultérieures.

L’histoire de l’église est aussi marquée par des changements institutionnels : en 1777, l’ordre des Antonins fut supprimé par le pape Pie VI, et ses biens furent transférés aux chevaliers de Malte. Les religieux quittèrent définitivement la commanderie en 1785. Pendant la Révolution, les biens devinrent nationaux avant d’être rachetés par les habitants. Partiellement classée Monument historique depuis 1963, l’église fut entièrement inscrite en 2016. Son portail, d’un type peut-être unique dans la région, et ses fenêtres gothiques flamboyantes (XVe siècle) témoignent de son évolution architecturale.

La première travée de l’église fut reconstruite dans la seconde moitié du XVe siècle, période à laquelle furent aussi ajoutées les fenêtres gothiques flamboyantes sur le mur sud. La partie supérieure du clocher et certains contreforts furent refaits à une date indéterminée. Aujourd’hui propriété de la commune, l’église conserve des traces de son passé hospitalier et religieux, tout en illustrant les transformations architecturales et politiques qui ont marqué le sud-ouest de la France du Moyen Âge à l’époque moderne.

Liens externes