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Frise chronologique
1190-1220
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
1190-1220 (≈ 1205)
Seul vestige roman-gothique conservé aujourd'hui.
1318
Statut d'annexe
Statut d'annexe
1318 (≈ 1318)
Église dépendante de Rosiers.
1748-1750
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1748-1750 (≈ 1749)
Réparations et remplacement du chaume.
1880-1886
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
1880-1886 (≈ 1883)
Nef ogivale, collatéraux, transept ajoutés.
1957
Création des vitraux
Création des vitraux
1957 (≈ 1957)
Œuvre de Blanchet et Lesage.
2012
Classement complet
Classement complet
2012 (≈ 2012)
Inscription comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AM 40) : inscription par arrêté du 5 octobre 2012
Personnages clés
| Joseph-Ernest Bardon - Architecte |
Dirigea la reconstruction de 1880-1886. |
| Claude Blanchet - Peintre-verrier |
Auteur des vitraux en 1957. |
| Jean-Pierre Lesage - Peintre-verrier |
Collaborateur aux vitraux de 1957. |
Origine et histoire
L'église Saint-Antoine-l'Ermite d'Égletons, située en Corrèze (Nouvelle-Aquitaine), fut édifiée entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. De cette période médiévale, seul subsiste le clocher-porche, marqué par des chapiteaux romans sculptés (feuillages, masques) et une coupole percée d'un oculus. Ce clocher, partiellement roman, illustre la transition architecturale entre les styles roman et gothique dans le Limousin. Son décor et sa structure en font un témoignage rare de l'architecture religieuse locale de l'époque.
L'édifice, initialement annexe de l'église de Rosiers en 1318, connut de nombreuses transformations. En mauvais état en 1740, il fut restauré à plusieurs reprises (1748-1750, 1776, 1786), avec des réparations au sanctuaire et le remplacement du chaume par des bardeaux. Une reconstruction majeure eut lieu entre 1880 et 1886 sous la direction de l'architecte Joseph-Ernest Bardon : la nef fut rebâtie en style ogival, des collatéraux voûtés remplacèrent les anciennes chapelles latérales, un transept fut ajouté, et l'abside demi-circulaire fut surhaussée. Les vitraux contemporains, réalisés par Blanchet et Lesage en 1957, complètent cet héritage.
Le clocher-porche, classé avec l'église en totalité depuis 2012, conserve des éléments médiévaux malgré les ajouts du XIXe siècle, comme la tourelle d'escalier à vis. Ces modifications reflètent l'évolution des besoins liturgiques et esthétiques, tout en préservant des traces de l'édifice originel. L'église, propriété communale, reste un symbole du patrimoine religieux et architectural d'Égletons, mêlant histoire médiévale et restaurations modernes.