Frise chronologique
1286
Première mention écrite
Première mention écrite
1286 (≈ 1286)
Propriété communale citée dans un chartrier.
XVIIe siècle (début)
Remaniemens majeurs
Remaniemens majeurs
XVIIe siècle (début) (≈ 1715)
Modifications architecturales et décoratives.
1735
Épidémie et vœu
Épidémie et vœu
1735 (≈ 1735)
Origine de la Vierge du Vœu.
1941
Classement MH
Classement MH
1941 (≈ 1941)
Inscrite aux monuments historiques.
1981-1982
Restauration des fresques
Restauration des fresques
1981-1982 (≈ 1982)
Travaux menés par Guy Ceppa.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 22 décembre 1941
Personnages clés
| Guy Ceppa - Fresquiste |
Restaure les voûtes en 1981-1982. |
| Jacques Bottero - Peintre niçois |
Auteur de deux toiles (1697). |
| Facteur Martella - Artisan d'orgues |
Installe l’orgue en 1898. |
Origine et histoire
L’église Saint-Antonin de Levens, située dans les Alpes-Maritimes, est mentionnée pour la première fois en 1286 dans le chartrier de l’abbaye Saint-Pons de Nice comme propriété communale. Sa construction initiale, antérieure au XIIIe siècle, a subi des remaniements majeurs au début du XVIIe siècle, notamment dans sa décoration intérieure et sa structure. La façade, refaite au XXe siècle, s’inspire de la cathédrale de Monaco et utilise des pierres locales, dont celles des carrières de Sainte-Claire, un hameau de Levens.
Les fresques des voûtes, datant du XVIIe siècle, ont été restaurées en 1981-1982 par le fresquiste Guy Ceppa. L’édifice, inscrit aux monuments historiques depuis 1941, présente un plan basilical à trois nefs, séparées par des piliers en calcaire gris ornés de têtes sculptées de style roman tardif, dont un célèbre « sourire de Levens ». Ces éléments architecturaux témoignent de son évolution entre Moyen Âge et époque moderne.
Le mobilier inclut des pièces majeures : une chaire de la fin du XVIe siècle, deux toiles de Jacques Bottero (1697) représentant saint Antonin, et une table de communion en marbre de Carrare (1779). L’orgue, installé en 1898 par le facteur Martella, provient de l’ancien séminaire de Nice. Parmi les objets cultuels, la Vierge du Vœu, statue en bois polychrome, commémore la protection contre une épidémie de 1735, avec un rituel toujours célébré aujourd’hui.
L’église illustre l’histoire religieuse et artistique de la région, mêlant héritage médiéval, influences baroques et traditions locales. Son inscription comme monument historique souligne son importance patrimoniale dans les Alpes-Maritimes.