Frise chronologique
1508
Effondrement du clocher
Effondrement du clocher
1508 (≈ 1508)
Reconstruction lancée en 1511.
1530 (env.)
Portail nord gothique-Renaissance
Portail nord gothique-Renaissance
1530 (env.) (≈ 1530)
Programme iconographique majeur en Bretagne.
1511–1556
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
1511–1556 (≈ 1534)
Travaux d’est en ouest, date portée.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Édifice bâti sur un sanctuaire roman.
1733–1741
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1733–1741 (≈ 1737)
Campagne de travaux modernes.
1820
Restauration des gisants ducaux
Restauration des gisants ducaux
1820 (≈ 1820)
Par le conseil général du Morbihan.
1826
Construction sacristie nord-est
Construction sacristie nord-est
1826 (≈ 1826)
Date portée sur l’édifice.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Parmi les premiers en France.
1954–1970
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux
1954–1970 (≈ 1962)
Par Jacques Bony post-Seconde Guerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Armel (cad. AC 389) : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Jean II de Bretagne - Duc de Bretagne (1239–1305) |
Gisant conservé dans le cénotaphe. |
| Jean III de Bretagne - Duc de Bretagne (1286–1341) |
Gisant déplacé et restauré. |
| Jacques Bony - Vitrailliste (XXe siècle) |
Restaure les vitraux (1954–1970). |
| Yves Thomas Jourdran - Artisan charpentier |
Auteur du lambris nord (signature). |
Origine et histoire
L'église Saint-Armel de Ploërmel, située dans le Morbihan en Bretagne, est un édifice catholique dont la construction débute au XVe siècle sur les vestiges d’un sanctuaire roman. Ses bas-côtés, surmontés de fausses croisées d’ogives en bois ornées de liernes et tiercerons, retombent sur des corbelets sculptés, tandis que la nef centrale est couverte d’un berceau lambrissé soutenu par des entraits décorés d’engoulants et d’anges. Le portail nord (vers 1530) marque la transition entre le gothique tardif et la Renaissance, avec des contreforts mêlant motifs médiéval et candélabres renaissants. Ce portail, l’un des plus riches programmes iconographiques bretons de la fin du Moyen Âge, porte des inscriptions partiellement indéchiffrées, dont une date gravée (1533) sur un vantail.
L’histoire de l’église est marquée par des reconstructions successives : effondrement du clocher en 1508, reconstruction de l’édifice d’est en ouest entre 1511 et 1556, et rebâtiment du clocher entre 1733 et 1741. Classée monument historique en 1840, elle abrite des vitraux protégés, restaurés entre 1954 et 1970 par Jacques Bony après les dégâts de la Seconde Guerre mondiale. Parmi ses trésors, le cénotaphe des ducs Jean II et Jean III de Bretagne occupe une place centrale : leurs gisants, initialement placés dans l’église des Carmes, furent déplacés à plusieurs reprises (1591, Révolution) avant d’être restaurés en 1820 par le conseil général du Morbihan et installés dans l’église Saint-Armel.
L’architecture intérieure révèle une église-halle à trois vaisseaux, caractéristique des édifices bretons de l’époque. Les chapelles latérales (Saint-Armel, du Crévy) et la sacristie, construites au milieu du XVe siècle, sont partiellement conservées. Le lambris du bas-côté nord porte la signature d’un artisan, Yves Thomas Jourdran, tandis que des inscriptions non déchiffrées subsistent sur le portail nord. La sacristie nord-est, ajoutée en 1826, complète cet ensemble où se mêlent héritage médiéval, renaissance bretonne et restaurations modernes.