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Église Saint-Aubin de Bernières-Bocage dans le Calvados

Calvados

Église Saint-Aubin de Bernières-Bocage

    259 Impasse de la fontaine Saint-Aubin
    14250 Juaye-Mondaye

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Seconde moitié du XIIe - première moitié du XIIIe siècle
Construction initiale
XIVe-XVe siècle
Édification de la tour
1837
Sépulture d'un maire
1857
Fusion des communes
1905
Transfert communal
1997
Création d'une association
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Arcisse de Caumont - Historien et archéologue A daté l'église et décrit son architecture
Pelvey - Seigneurs de Bernières et Juaye Propriétaires de la seigneurie locale
Maire de Juaye-Mondaye (1997) - Initiateur de la préservation Proposition de création d'association

Origine et histoire

L'église Saint-Aubin, aujourd’hui en ruine, est un édifice catholique situé à Juaye-Mondaye, dans le département du Calvados. Initialement localisée dans l’ancienne commune de Bernières-Bocage, elle fut intégrée au territoire de Juaye-Mondaye après la fusion de 1857. Datée par Arcisse de Caumont de la seconde moitié du XIIe siècle et du début du XIIIe siècle, elle présente des caractéristiques architecturales de transition, avec des éléments comme des modillons et une fenêtre bouchée sur son côté nord.

La tour de l’église, ajoutée plus tard entre les XIVe et XVe siècles, complète cette structure médiévale. Le cimetière adjacent abrite notamment la sépulture d’un ancien maire décédé en 1837. L’édifice fut abandonné après la fusion des communes en 1857, puis devint propriété communale en 1905, suite à la loi de séparation des Églises et de l’État. Depuis 1997, une association locale, soutenue par la Fondation du patrimoine, œuvre à sa préservation.

L’architecture de l’église Saint-Aubin est décrite comme un « édifice de transition », mêlant des éléments anciens et modernes selon Arcisse de Caumont. Les murs de la nef conservent des portions en opus spicatum, une technique de maçonnerie typique, tandis que les corniches et fenêtres sont qualifiées de « modernes » pour l’époque. Malgré son état de ruine, l’église reste un témoignage du patrimoine religieux et architectural normand, préservé grâce à des initiatives locales et des financements dédiés.

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