Construction initiale Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Nef est et travée sous clocher
Seconde moitié du XIIe siècle
Extension romane
Extension romane Seconde moitié du XIIe siècle (≈ 1275)
Nef ouest et étage du clocher
XIVe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur XIVe siècle (≈ 1450)
Style gothique adopté
1714
Érection de la flèche
Érection de la flèche 1714 (≈ 1714)
Achèvement de la flèche actuelle
1972
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1972 (≈ 1972)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. ZI 178) : inscription par arrêté du 26 octobre 1972
Origine et histoire de l'Église Saint-Aubin
L'église Saint-Aubin de Dénezé-sous-Doué, située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire, est un monument dont les origines remontent au moins au XIIe siècle. Ses parties les plus anciennes, comme l’extrémité est de la nef et la travée sous le clocher, pourraient dater de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, tandis que la partie ouest de la nef, incluant le portail et l’étage du clocher, fut construite dans la seconde moitié du XIIe siècle. Ces éléments témoignent d’une architecture romane caractéristique de la région, marquée par des formes massives et des décors sobres.
Au XIVe siècle, le chœur de l’église fut reconstruit, reflétant les évolutions stylistiques de l’époque vers un gothique plus élancé. Le porche, ajouté au XVIIe siècle, et les lambris du XVIIIe siècle, dont la flèche érigée en 1714, illustrent des périodes de rénovation et d’adaptation aux goûts et besoins liturgiques changeants. Des restaurations au XIXe siècle ont également contribué à préserver l’édifice, qui fut officiellement inscrit au titre des monuments historiques en 1972. Ces transformations successives font de l’église un palimpseste architectural, où chaque siècle a laissé son empreinte.
L’église Saint-Aubin, propriété de la commune de Dénezé-sous-Doué, incarne le rôle central des édifices religieux dans les villages français. Au Moyen Âge, elle servait non seulement de lieu de culte, mais aussi de point de rassemblement pour la communauté, reflétant son organisation sociale et spirituelle. Les ajouts des XVIIe et XVIIIe siècles, comme le porche ou la flèche, répondaient souvent à des besoins pratiques ou esthétiques, tout en affirmant le statut du village dans la région angevine. Aujourd’hui, son inscription aux monuments historiques souligne son importance patrimoniale et sa valeur comme témoin des évolutions architecturales et culturelles locales.