Église Saint-Aubin de Limay dans les Yvelines

Patrimoine classé Eglise romane et gothique Architecture gothique rayonnant Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Aubin de Limay

  • 2 Ruelle de l'Église
  • 78520 Limay
Église Saint-Aubin de Limay
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Église Saint-Aubin de Limay
Crédit photo : Pierre Poschadel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
768
Première mention
1230
Extension gothique
XIIe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Reconstruction flamboyante
1843-1844
Construction de l'orgue
1944
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Aubin : classement par arrêté du 26 mai 1944

Personnages clés

Jean Vital Gautier Abbé ayant mentionné la paroisse de Limay dès 768.
Jean Chenu Personnage dont le sarcophage et le gisant sont conservés dans l'église.
Thomas Le Tourneur Chanoine dont le gisant est classé au titre des monuments historiques.
Pieter Vogelaer Peintre du tableau de la Crucifixion.
John Abbey Constructeur de l'orgue en 1843-1844.

Origine et histoire de l'Église Saint-Aubin

L'église Saint‑Aubin est une église catholique paroissiale située à Limay, dans les Yvelines, en Île‑de‑France, face à Mantes‑la‑Jolie. Les parties les plus anciennes datent d'environ 1140 : la base du clocher et l'ancien chœur roman, qui prolongeait une nef unique démolie vers la fin du XVIIe siècle. À partir d'environ 1230, la construction s'est poursuivie au nord de l'édifice roman dans un style gothique, formant un chœur‑halle carré à chevet plat et une double nef voûtée d'ogives à un seul niveau d'élévation. Les deux premières travées de la double nef, ainsi que le portail, furent reconstruites dans un style flamboyant après la guerre de Cent Ans ; la flèche en pierre du clocher, d'époque gothique, a été entièrement rebâtie au début du XXe siècle. Remarquable par son plan à double vaisseau, ses voûtes d'ogives antérieures au milieu du XIIe siècle et son clocher, l'église Saint‑Aubin est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 26 mai 1944. Elle est aujourd'hui au centre de la paroisse « Limay‑Vexin », qui regroupe seize communes et dix‑huit lieux de culte ; des messes dominicales y sont célébrées chaque dimanche à 11 h, ainsi que des messes en semaine le vendredi et le samedi matin.

La paroisse de Limay est d'origine très ancienne et, selon l'abbé Jean Vital Gautier, est mentionnée dès 768 ; l'église est placée sous le vocable de saint Aubin d'Angers. Sous l'Ancien Régime, la cure relevait de l'archidiocèse de Rouen et de divers patrons successifs, puis, après la Révolution, elle fut rattachée au diocèse de Versailles. Les étapes de construction ne sont pas attestées par des documents d'archives et reposent en grande partie sur l'analyse stylistique ; les conclusions parfois divergentes des auteurs incitent à la prudence et l'édifice n'a pas encore fait l'objet d'une étude monographique approfondie.

Le plan est irrégulier : une double nef de deux fois quatre travées aux deux vaisseaux voûtés à la même hauteur mais de largeur différente, un chœur‑halle carré de deux fois deux travées, et les deux travées de l'ancien chœur roman au sud, la première formant la base du clocher. L'ensemble compte quatorze travées voûtées d'ogives et s'ouvre par un portail occidental situé dans l'axe du vaisseau nord ; la sacristie occupe en partie l'emplacement de la nef romane disparue. La double nef, rare en Île‑de‑France, présente des supports variés qui traduisent plusieurs campagnes de construction : piliers isolés ou octogonaux, culs‑de‑lampe et chapiteaux de styles différents, avec des profils de voûtes mêlant influences rayonnantes et flamboyantes. Les clés de voûte alternent entre décors flamboyants et motifs feuillagés, tandis que l'éclairage intérieur reste limité en raison de l'absence d'éclairement indirect et de la fermeture de certaines arcades.

Le chœur‑halle, lui aussi peu fréquent dans le Vexin, se caractérise par un pilier central cylindrique en tambour portant un chapiteau de crochets et par des bases et tailloirs aux profils particuliers ; ses nervures sont simples et les clés de voûte dépourvues d'ornement. Les deux travées de l'ancien chœur roman conservent des voûtes d'ogives romanes du milieu du XIIe siècle et des chapiteaux sculptés de feuilles d'eau et d'acanthe, mais leurs élévations ont été fortement restaurées et présentent des mutilations.

À l'extérieur, d'importantes restaurations ont modifié les parties orientales, mais le portail occidental et le clocher conservent des éléments remarquables : le portail associe piédroits de style rayonnant tardif et archivoltes flamboyantes, et le clocher roman, libre d'un côté, se compose de trois niveaux couronnés par une flèche octogonale à lanternons. La flèche actuelle, inspirée du modèle médiéval, comporte lucarnes et lanternons et culmine à une hauteur d'environ 41 mètres.

Le mobilier compte quatorze objets classés au titre des monuments historiques, dont plusieurs statues, fonts baptismaux, peintures et monuments funéraires ; certaines pièces ont été déplacées ou ont disparu. Les fonts baptismaux du XIIIe siècle sont en pierre calcaire avec une grande cuve ovale ornée de panneaux et de médaillons et un piédestal décoré d'une frise de glyphes ou d'arcatures plaquées évoquant la Renaissance. Parmi les statues classées figurent une Vierge à l'Enfant assise du XIIe siècle transférée à la cathédrale Saint‑Louis de Versailles, une Vierge debout polychrome du XIVe siècle restaurée en 2010, une statuette de saint Jean‑Baptiste du XVe siècle et une statue de saint Paul du dernier quart du XVIe siècle ; d'autres œuvres signalées jadis ont disparu.

Le tableau de la Crucifixion, huile sur bois signée Pieter Vogelaer et datable de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle, a été retrouvé lors de travaux sur l'orgue, classé en 2004 et restauré ; d'autres tableaux d'atelier ou copies subsistent dans l'église. Parmi les monuments funéraires se distinguent le sarcophage et les gisants de Jean Chenu et de sa femme, provenant du couvent des Célestins, la dalle funéraire en hébreu du rabbin Meir datée de 1243 accrochée au mur nord, et le gisant du chanoine Thomas Le Tourneur, tous classés au titre des monuments historiques. L'orgue instrumental, construit en 1843‑1844 par John Abbey, doté d'un buffet néo‑gothique réalisé en 1844 et agrandi en 1850, a été modifié au XXe siècle, classé en 1986 et restauré au début du XXIe siècle. D'autres éléments provenant du couvent des Célestins — retables, consoles et fragments sculptés — enrichissent le mobilier et témoignent des transferts d'œuvres après la disparition du couvent.

Liens externes