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Église Saint-Aubin de Loigné-sur-Mayenne en Mayenne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Aubin de Loigné-sur-Mayenne

    1 Rue de Bretagne
    53200 Loigné-sur-Mayenne
Propriété de la commune
Église Saint-Aubin de Loigné-sur-Mayenne
Église Saint-Aubin de Loigné-sur-Mayenne
Église Saint-Aubin de Loigné-sur-Mayenne
Église Saint-Aubin de Loigné-sur-Mayenne
Église Saint-Aubin de Loigné-sur-Mayenne
Crédit photo : Simon de l'Ouest - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la tour-clocher romane
XVe siècle
Ajout de la chapelle latérale
1657
Réalisation du retable du maître-autel
9 mars 1906
Inventaire conflictuel de l’église
9 janvier 1926
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 9 janvier 1926

Personnages clés

M. Baudre - Curé de Loigné-sur-Mayenne en 1906 Opposé à l’inventaire des biens.
René Trouillard - Architecte à Château-Gontier Auteur du retable de 1657.

Origine et histoire

L'église Saint-Aubin de Loigné-sur-Mayenne, édifiée principalement au XVIe siècle, conserve des traces architecturales plus anciennes, comme une tour-clocher romane du XIIe siècle. Au XVe siècle, une chapelle latérale y fut ajoutée, formant un bas-côté de trois travées, tandis que des fenêtres flamboyantes et des contreforts furent percés. L’édifice illustre ainsi la superposition de styles, mêlant roman, gothique tardif et ajouts postérieurs.

L’inventaire des biens de l’Église en 1906 marqua un épisode conflictuel : le curé M. Baudre refusa d’ouvrir l’église à l’agent gouvernemental, obligeant ce dernier à procéder à trois sommations légales devant une centaine de paroissiennes indifférentes. Ce conflit reflète les tensions liées à la loi de séparation des Églises et de l’État (1905). L’église fut finalement inscrite aux Monuments Historiques le 9 janvier 1926, reconnaissant sa valeur patrimoniale.

À l’intérieur, l’édifice abrite une voûte en bois et une charpente apparente, ainsi que deux retables en tuffeau et marbre. Le retable du maître-autel (1657), œuvre de l’architecte René Trouillard, représente une Nativité encadrée de statues polychromes (saint Pierre, saint Jean-Baptiste, saint Aubin). Ses quatre colonnes de marbre en font un exemple typique du retable lavallois. Un second retable, dédié à saint Sébastien, date du XVIIIe siècle. Des traces d’un ancien degré menant au sacraire subsistent sur un mur.

La façade occidentale présente deux portes : l’une, condamnée, était probablement réservée aux femmes, tandis que l’autre, encore en usage, était destinée aux hommes. Cette séparation des entrées selon le genre témoigne des usages liturgiques et sociaux de l’époque médiévale et moderne.

Les sources historiques citent des ouvrages locaux, comme La Mayenne de village en village (Gilbert Chaussis, 1988) ou le Dictionnaire historique de la Mayenne (Angot & Gaugain, 1900–1910), qui documentent son rôle dans le diocèse de Laval. Aujourd’hui, l’église reste un lieu de culte et un patrimoine protégé, géré par la commune.

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