Frise chronologique
15 février 1796
Assassinat du curé Leroy
Assassinat du curé Leroy
15 février 1796 (≈ 1796)
Meurtre par des chouans pendant la messe.
20 juillet 1799
Exécution de Pierre Anquetil
Exécution de Pierre Anquetil
20 juillet 1799 (≈ 1799)
Condamnation d'un des assassins du curé.
XIIe–XVIIIe siècles
Construction et évolutions
Construction et évolutions
XIIe–XVIIIe siècles (≈ 1850)
Période de construction et modifications majeures.
9 juin 1971
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
9 juin 1971 (≈ 1971)
Protection officielle de l'édifice et du mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 297) : inscription par arrêté du 9 juin 1971
Personnages clés
| Laurent Leroy (1768–1796) - Curé de Saint-Aubin-des-Préaux |
Assassiné en 1796 par des chouans. |
| Pierre Anquetil - Instituteur et chouan |
Condamné pour le meurtre du curé. |
| Pierre Lecuyer (XVIIIe siècle) - Jésuite originaire du village |
Donateur des six reliquaires *a monstrana*. |
Origine et histoire
L'église Saint-Aubin de Saint-Aubin-des-Préaux est un édifice catholique situé dans le département de la Manche, en Normandie. Construite entre les XIIe et XVIIIe siècles, elle se distingue par son clocher-tour du XVe siècle, coiffé en bâtière et doté d'une balustrade ajourée. Ce clocher servait de repère aux terre-neuvas (pêcheurs de morue), soulignant son rôle maritime et communautaire. L'église domine l'anse de Saint-Pair et est entourée d'un cimetière planté de cyprès, typique des paysages normands.
L'histoire de l'église est marquée par un drame pendant la Révolution française : le 15 février 1796, le curé Laurent Leroy (1768–1796) y est assassiné par trois chouans, dont Pierre Anquetil, instituteur condamné à mort en 1799. Cet événement illustre les tensions religieuses et politiques de l'époque. L'édifice abrite par ailleurs un mobilier remarquable, comme une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle classée, ou six reliquaires offerts au XVIIIe siècle par Pierre Lecuyer, jésuite originaire du village.
Inscrite aux monuments historiques depuis le 9 juin 1971, l'église conserve aussi un cadran solaire (XVIIe siècle), un maître-autel du XVIe siècle, et une chaire à prêcher du XVIIIe. Ces éléments témoignent de son évolution architecturale et liturgique, reflétant les styles et pratiques religieuses à travers les siècles. La protection du monument souligne son importance patrimoniale pour la région et la commune, propriétaire des lieux.
Au-delà de son rôle religieux, l'église Saint-Aubin incarne un lieu de mémoire locale, lié à la fois à la vie maritime (via les terre-neuvas), aux conflits révolutionnaires, et à la piété populaire. Son cimetière et son mobilier classé en font un site à la fois historique, artistique et symbolique pour Saint-Aubin-des-Préaux et ses habitants.