Frise chronologique
1060
Église dans le château
Église dans le château
1060 (≈ 1060)
Première mention de l’église à l’intérieur du château.
1068
Destruction par Foulques le Réchin
Destruction par Foulques le Réchin
1068 (≈ 1068)
Château et village détruits, marché transféré.
1106
Don à Saint-Aubin d’Angers
Don à Saint-Aubin d’Angers
1106 (≈ 1106)
Terrains cédés pour construire le prieuré.
1172
Achèvement probable de l’église
Achèvement probable de l’église
1172 (≈ 1172)
Date gravée sur le mur du chœur.
XIIIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Modification majeure de l’édifice roman.
1416–1442
Tombeau de Robert Le Maçon
Tombeau de Robert Le Maçon
1416–1442 (≈ 1429)
Chancelier de France inhumé dans l’église.
1809
Suppression de la paroisse
Suppression de la paroisse
1809 (≈ 1809)
Réunie à Cunault, abandon progressive.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection officielle de l’État.
1860–1865
Restauration par Mgr Maupoint
Restauration par Mgr Maupoint
1860–1865 (≈ 1863)
Sauvetage de l’édifice en ruine.
XXe siècle
Dégâts et restauration post-Seconde Guerre
Dégâts et restauration post-Seconde Guerre
XXe siècle (≈ 2007)
Réparations après les conflits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Trèves : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Foulques le Réchin - Comte d’Anjou (XIe siècle) |
Détruisit le château en 1068. |
| Geoffroy Foulcrade - Sénéchal et seigneur (XIIe siècle) |
Donateur des terrains pour le prieuré. |
| Robert Le Maçon - Baron de Trèves et chancelier de France |
Protecteur de Jeanne d’Arc, inhumé dans l’église. |
| Amand-René Maupoint - Évêque de La Réunion (XIXe siècle) |
Originaire du village, restaurateur en 1860–1865. |
Origine et histoire
L’église Saint-Aubin de Trèves, située à Chênehutte-Trèves-Cunault en Maine-et-Loire, trouve ses origines au XIe siècle. Le village, initialement nommé Clementiniacus, appartenait à l’abbaye Saint-Aubin d’Angers dès l’époque carolingienne. En 1060, l’église était intégrée au château local, détruit en 1068 par Foulques le Réchin, comte d’Anjou. Ce dernier reconstruit le château avant 1101 et le confère à Geoffroy Foulcrade, qui offre en 1106 des terrains à l’abbaye pour ériger un prieuré. Une plaque datée de 1172 sur le mur du chœur suggère l’achèvement de l’église à cette période.
Au XIIIe siècle, un clocher est ajouté à l’édifice roman. Les murs latéraux sont renforcés au XVe siècle, et la nef est couverte d’un berceau en charpente. L’église abrite le tombeau de Robert Le Maçon (1416–1442), baron de Trèves et chancelier de Charles VII, protecteur de Jeanne d’Arc. Son épitaphe, gravée sur place, atteste de son rôle historique. La paroisse est supprimée en 1809, et l’église, abandonnée, est restaurée en 1860–1865 par Mgr Maupoint, évêque de La Réunion originaire du village.
Classée monument historique en 1862, l’église conserve des éléments remarquables : un baptistère en porphyre orné de masques romains, un tabernacle flamboyant du XVe siècle, et une façade sobre aux arcs brisés. Endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été restaurée. Son architecture mêle austérité romane et ajouts gothiques, comme les arcades du XIIIe siècle et la flèche de tuffeau du clocher. Le site témoigne des liens entre pouvoir seigneurial, religion et histoire locale, de l’époque carolingienne à la Renaissance.