Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Construction première de l'église, dépendante de l'abbaye de Lessay.
XIVe ou XVe siècle
Chapelle seigneuriale
Chapelle seigneuriale
XIVe ou XVe siècle (≈ 1550)
Ajout pour la famille Suhard, côté nord du chœur.
1848-1854
Reconstruction néo-romane
Reconstruction néo-romane
1848-1854 (≈ 1851)
Travaux majeurs dirigés par le vicomte de Toustain.
1874-1876
Nouvelle sacristie
Nouvelle sacristie
1874-1876 (≈ 1875)
Démolition et reconstruction par l'architecte Dupuis.
18 mars 1927
Classement partiel
Classement partiel
18 mars 1927 (≈ 1927)
Chœur et clocher inscrits aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur et clocher : inscription par arrêté du 18 mars 1927
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit l'édifice avant 1830 dans ses travaux. |
| Henri de Toustain - Vicomte et mécène |
Finança et dirigea la reconstruction de 1848. |
| Pierre Palos - Curé de Vaux-sur-Aure |
Cofinanceur des travaux du XIXe siècle. |
| Pierre Hotin - Sculpteur à Bayeux |
Dirigea la sculpture décorative en 1848-1854. |
| Alphonse Delauney - Architecte des Monuments Historiques |
Intervint dans les devis et plans de restauration. |
Origine et histoire
L'église Saint-Aubin de Vaux-sur-Aure, située dans le Calvados, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle est partiellement reconstruite au XIVe ou XVe siècle, avec l'ajout d'une chapelle seigneuriale pour la famille Suhard. Le clocher, daté peut-être du XVIe siècle, porte les armoiries de la famille de Bernières. L'édifice dépendait initialement de l'abbaye de Lessay, tandis que l'abbaye Sainte-Marie de Longues en avait le patronage.
Au XIXe siècle, l'église subit une réfection quasi totale en style néo-roman sous l'impulsion du vicomte Henri de Toustain et du curé Pierre Palos, après 1848. Les travaux incluent la démolition de la chapelle seigneuriale, l'ajout d'un transept, et la reconstruction des voûtes du chœur. Le décor intérieur est entièrement refait, sauf celui du chevet extérieur. La façade et la nef sont allongées, et une nouvelle sacristie est édifiée en 1874-1876.
Les seuls éléments romans conservés sont le clocher et le chevet plat du chœur. Le clocher, à bâtière, est parfois daté de la seconde moitié du XVIe siècle. Arcisse de Caumont, avant 1830, décrit une nef remarquable pour ses contreforts et sa corniche à modillons, ainsi que des fenêtres à frettes crénelées, aujourd'hui partiellement bouchées. Le tympan et d'autres éléments s'inspirent d'édifices régionaux comme l'église de Beaumais ou l'abbaye aux Hommes de Caen.
L'église est partiellement classée Monument Historique en 1927 (chœur et clocher). Deux cloches anciennes, datées de 1592 et 1755, sont mentionnées par Caumont. La restauration du XIXe siècle inclut aussi le remplacement du mobilier, avec des autels et lampes copiés sur des modèles présumés du XIIe siècle. Le projet est financé en partie par l'impératrice, et les travaux sont dirigés par le sculpteur Pierre Hotin.
Le site conserve également des éléments extérieurs comme les portes et la croix du cimetière, copie d'une croix romane de Grisy. L'église illustre ainsi une reconstruction néo-romane ambitieuse, mêlant héritage médiéval et interventions du XIXe siècle.