Eglise Saint-Avit dans l'Eure-et-Loir

Eglise Saint-Avit

  • 28220 Cloyes-les-Trois-Rivières
Eglise Saint-Avit
Eglise Saint-Avit
Eglise Saint-Avit
Crédit photo : Villeneuil - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Ajout de la tour
XIVe siècle
Fortification de l'église
XVIIe siècle
Surélévation du chœur
1755
Refait du berceau
1992
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, avec les peintures murales s'y trouvant et les vestiges mis à jour en 1991, attenants au chevet (cad. AB 259) : classement par arrêté du 24 janvier 1992

Origine et histoire

L’église Saint-Martin, classée aux Monuments historiques en 1992, remonte à la fin du XIIe siècle. Elle présente une nef unique dont subsistent, parmi les éléments romans, le portail sud et des colonnes dans la nef. Le chevet primitif se caractérisait par trois chapelles absidales rayonnantes ; la chapelle axiale abrite en sous-œuvre un puits-fontaine profond doté de deux accès : une ouverture extérieure sous une niche récemment dégagée et une ouverture intérieure aujourd’hui occultée par la surélévation du chœur au XVIIe siècle. Ce plan primitif a été dénaturé lorsque le chevet a été renforcé à des fins défensives : les chapelles extérieures ont été noyées dans un épais chemisage et le chevet a pris une forme semi-circulaire. Une haute tour en pierre de taille, édifiée au début du XIIIe siècle, flanque l’église au sud ; son premier niveau conserve les restes d’une arcature aveugle. L’édifice a également été fortifié aux XIVe et XVe siècles : on y observe des meurtrières et des vestiges d’une salle de garnison, et la tour a été renforcée par des planchers et des ouvertures de tir, ce qui valut à l’église le surnom de « Fort Saint-Martin ». À la façade ouest, un second puits-fontaine, moins monumental, est inséré sous un contrefort d’angle. Les fouilles menées en 1989-1990 ont mis au jour un important lot de céramiques complètes des XIIIe au XVe siècle ; on y a aussi trouvé des mesures en étain, un chaudron en bronze, une enseigne religieuse (sportelle de Notre-Dame-de-Rocamadour) et une matrice de sceau. L’intérieur conserve des peintures murales du XVe siècle organisées en deux registres, dont subsistent une Annonciation et la représentation de huit apôtres. Le berceau lambrissé de la voûte a été refait en 1755.

Liens externes