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Eglise Saint-Barnabé à Langoëlan dans le Morbihan

Morbihan

Eglise Saint-Barnabé

    22 Place de l'Église
    56160 Langoëlan
Crédit photo : Lanzonnet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
milieu du XVIe siècle
Construction initiale
1716
Rénovation du clocher et chapelle
1754
Refonte de la charpente
1827
Restauration et retable
24 avril 1925
Classement monument historique
1987
Restauration post-tempête
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AA 71) : inscription par arrêté du 24 avril 1925

Personnages clés

Seigneurs de Coëtcodu - Fondateurs et mécènes Droits de prééminence et blasons dans l’église.
Julien Le Goff - Recteur en 1716 Initiateur des travaux sur le clocher.
Jean Bruchec - Recteur (1817–1847) Responsable de restaurations majeures au XIXe.
Jacques Haïk - Donateur au XXe siècle Offre une cathèdre à l’église.

Origine et histoire

L’église Saint-Barnabé, située à Langoëlan en Bretagne, est édifiée au milieu du XVIe siècle sur les terres des seigneurs de Coëtcodu, qui y exerçaient des droits de prééminence. Ces derniers y apposaient leurs armes en pierre et vitraux, et disposaient d’une tombe dans le chœur ainsi que d’un banc seigneurial. L’architecture, typique du gothique breton, combine harmonieusement volumes et éléments défensifs, comme l’ossuaire surmonté d’un escalier menant au clocher cornouaillais.

En 1716, d’importants remaniements transforment l’édifice : le clocher-porche est repris, et une chapelle des fonts est ajoutée au nord. La charpente est refaite en 1754, tandis qu’au XIXe siècle, des restaurations successives (1827, 1853–1857) sauvent l’église de la ruine après les dégradations révolutionnaires. Le retable du chœur, datant de 1827, et celui de saint Salomon (1835), transféré depuis l’église détruite du Merzer, témoignent de ces campagnes de rénovation.

Le mobilier s’enrichit au XXe siècle grâce à des dons, comme une cathèdre offerte par Jacques Haïk et des statues médiévales (XVe–XVIIe siècles) provenant de la chapelle ruinée de Lochrist. Malgré les modifications, l’église conserve des éléments originels, tels les sablières du chœur et un entrait à engoulants, tout en intégrant des ajouts baroques et néoclassiques. Son plan en croix latine, augmenté d’une sacristie et de chapelles seigneuriales, reflète son évolution architecturale et sociale.

Classée monument historique en 1925, l’église Saint-Barnabé illustre l’histoire locale à travers ses blasons effacés, ses vitraux disparus, et ses portes bouchées, comme celle du transept nord, autrefois réservée aux seigneurs. Les restaurations post-tempête de 1987 rappellent aussi sa vulnérabilité face aux intempéries, tout en préservant son caractère emblématique du patrimoine breton.

Liens externes