Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Édifice roman originel construit.
XIIe siècle
Reconstruction de la façade
Reconstruction de la façade
XIIe siècle (≈ 1250)
Façade de style roman saintongeais.
XVe siècle
Extension du transept
Extension du transept
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout d'une chapelle latérale.
1577
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
1577 (≈ 1577)
Cloche en bronze fondue avec l'aide du chapitre d'Angoulême.
1781
Restauration de l'abside
Restauration de l'abside
1781 (≈ 1781)
Travaux de préservation menés.
1860
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1860 (≈ 1860)
Clocher actuel érigé.
1911
Classement du monument sépulcral
Classement du monument sépulcral
1911 (≈ 1911)
Sépulture du XIIe classée Monument Historique.
1925
Inscription de l'église
Inscription de l'église
1925 (≈ 1925)
Édifice inscrit aux Monuments Historiques.
1943
Classement de la cloche
Classement de la cloche
1943 (≈ 1943)
Cloche de 1577 classée Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 23 février 1925
Personnages clés
| Chapitre cathédral d'Angoulême - Institution religieuse tutélaire |
Propriétaire et gestionnaire de la paroisse. |
| Architecte anonyme (XIIe siècle) - Bâtisseur présumé |
Représenté sur le monument sépulcral classé. |
| Intendant de La Rochelle (1637) - Représentant royal |
Menace de faire fondre la cloche. |
Origine et histoire
L'église paroissiale Saint-Barthélemy de Bécheresse, située dans le département de la Charente en Nouvelle-Aquitaine, date principalement du XIe siècle, à l'exception de sa façade de style roman saintongeais reconstruite au XIIe siècle. Cet édifice religieux, qui dépendait du chapitre cathédral d'Angoulême, a subi plusieurs modifications au fil des siècles : le transept a été étendu au XVe siècle avec l'ajout d'une chapelle latérale, et l'abside a été restaurée en 1781. Le clocher, quant à lui, a été reconstruit en 1860, marquant ainsi une évolution architecturale continue.
Au Moyen Âge, Bécheresse se trouvait à proximité d'une variante de la via Turonensis, un itinéraire emprunté par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette position géographique en faisait un lieu de halte possible pour les voyageurs se rendant de Plassac à Puypéroux. La paroisse, sous l'autorité du chapitre d'Angoulême, a joué un rôle dans la vie religieuse locale, comme en témoigne la cloche fondue en 1577 avec son aide. Cette cloche, menacée de destruction en 1637 lors d'une révolte contre la gabelle, a finalement été préservée après la soumission des habitants.
L'église abrite un monument sépulcral du XIIe siècle, classé depuis 1911, représentant un architecte avec des symboles de son métier (croix pattée, marteau, équerre). La cloche en bronze, classée depuis 1943, et l'inscription de l'édifice aux Monuments Historiques en 1925 soulignent son importance patrimoniale. Ces éléments, combinés à son histoire liée au pèlerinage et à la vie paroissiale, font de Saint-Barthélemy un témoin majeur du passé médiéval et religieux de la région.
La commune de Bécheresse, traversée par des cours d'eau comme le Né et l'Écly, est caractérisée par un relief vallonné et une occupation agricole dominante depuis le Moyen Âge. Son église, en tant que centre spirituel et communautaire, reflète l'organisation sociale et religieuse de l'époque, où les édifices religieux servaient de points de rassemblement pour les habitants dispersés dans les hameaux environnants.
L'architecture de l'église, mêlant des éléments romans et des ajouts ultérieurs, illustre les adaptations successives des bâtiments religieux aux besoins liturgiques et aux évolutions stylistiques. La présence d'une vicairie perpétuelle indique son rôle dans l'administration ecclésiastique locale, tandis que les modifications des XVe et XVIIIe siècles montrent une volonté de préservation et d'embellissement continu.
Enfin, l'inscription de l'église aux Monuments Historiques en 1925 a permis de protéger ce patrimoine, tout en mettant en lumière son importance dans l'histoire régionale. Aujourd'hui, elle reste un symbole de la richesse architecturale et historique de la Charente, attirant les amateurs d'art roman et d'histoire médiévale.