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Église Saint-Barthélemy de Grézieu-le-Marché dans le Rhône

Église Saint-Barthélemy de Grézieu-le-Marché

    2 Place de L’Eglise
    69610 Grézieu-le-Marché

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1824-1825
Construction de la première église
1880
Lancement du projet actuel
11 avril 1882
Bénédiction de la première pierre
27 avril 1886
Ouverture au culte
27 août 1887
Achèvement des travaux
18 mai 1889
Consécration par le cardinal Foulon
1999
Rénovation intérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Abbé Séon - Curé de Grézieu-le-Marché Initiateur et moteur du projet de construction.
Sainte-Marie Perrin - Architecte lyonnais Disciple de Bossan, concepteur des plans.
Pierre Bossan - Architecte de référence Inspiration stylistique (basilique Fourvière).
Cardinal Foulon - Archevêque de Lyon Consacra l’église en 1889.
Lucien Bégule - Maître-verrier lyonnais Auteur des 16 vitraux des nefs.
Claude Benoît Crozier - Bienfaiteur local Finança les fonts baptismaux par legs (1843).

Origine et histoire

L’église Saint-Barthélemy de Grézieu-le-Marché remplace un premier édifice construit en 1824-1825, critiqué pour son orientation nord-sud, son chœur jugée inélégant et son clocher isolé. Malgré sa capacité à accueillir les paroissiens, elle devint trop exiguë dès 1880 pour une population en croissance. Démolie en 1886, seule sa tour subsista jusqu’en 1913, année de sa destruction définitive avec les murs du cimetière voisin.

L’abbé Séon, curé de la paroisse à partir de 1880, initia la construction d’une nouvelle église, convainquant ses paroissiens de financer eux-mêmes le projet sans subventions. L’architecte lyonnais Sainte-Marie Perrin, disciple de Pierre Bossan (concepteur de la basilique de Fourvière), dessina les plans d’un édifice romano-byzantin. Les travaux débutèrent en 1881 après une bénédiction solennelle, mais durent composer avec des contraintes techniques, comme la création d’une crypte pour compenser un dénivelé.

La première phase s’acheva en avril 1886, permettant l’ouverture au culte et la démolition de l’ancienne église. Le chantier se termina en août 1887, suivi d’une consécration officielle le 18 mai 1889 par le cardinal Foulon. L’intérieur, richement décoré, fut rénové en 1999. L’église se distingue par ses douze colonnes symbolisant les apôtres, ses vitraux de Lucien Bégule (16 saints chronologiquement ordonnés), et un autel latéral représentant l’abbé Séon offrant le monument.

Le style romano-byzantin, en vogue à l’époque, y fusionne des motifs arabes et assyriens, comme les taureaux ailés du porche. Les matériaux locaux (granit rouge, pierre de Volvic) et les éléments réemployés (tables de communion du XVIIe siècle, stalles de Lyon) soulignent son ancrage historique. Le carillon de huit cloches, installé en 1887, et les mosaïques du chœur (maison Mora) complètent cet ensemble remarquable.

L’église abrite des objets classés, comme un bénitier de 1663 et des fonts baptismaux de 1845, financés par un legs de Claude Benoît Crozier. Son chemin de croix en tableaux moulurés et ses confessionnaux sculptés illustrent un symbolisme religieux dense, hérité de l’école de Bossan. Aujourd’hui, elle reste un témoignage majeur de l’architecture religieuse rhônalpine du XIXe siècle.

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