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Église Saint-Barthélemy de Gueyze à Sos dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Clocher-mur Eglise fortifiée Eglise romane

Église Saint-Barthélemy de Gueyze

    D656
    47170 Sos
Propriété de la commune
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Église Saint-Barthélemy de Gueyze
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du chevet
Fin XIIIe - XIVe siècle
Reconstruction de la nef
1735
Réparations attestées
1849
Restauration charpente
2004
Inscription MH
2015
Restauration intérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église (cad. 116B 322) et le portail du cimetière attenant (cad. 116B 321) , en totalité : inscription par arrêté du 2 septembre 2004

Personnages clés

Georges Tholin - Historien de l'architecture A étudié le plan tréflé

Origine et histoire

L’église Saint-Barthélemy de Gueyze, située sur la commune de Sos en Lot-et-Garonne, est un édifice religieux dont le chevet remonte au XIIe siècle. Son plan intérieur tréflé, rare pour l’époque, suggère la réutilisation d’un oratoire du Haut-Moyen Âge, comme l’a proposé l’historien Georges Tholin. Les absidioles, voûtées en cul-de-four, sont masquées à l’extérieur par un chevet semi-circulaire, tandis que des substructions antiques découvertes à proximité évoquent une occupation gallo-romaine du site. Les chapiteaux romans de l’arc triomphal, ornés de sculptures, ainsi que les modillons et contreforts, datent de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, illustrant l’art roman local.

La nef, initialement reconstruite et surélevée entre la fin du XIIIe et le XIVe siècle, conserve une trace de voûte sur son mur ouest. Une salle haute, probablement ajoutée à la fin du Moyen Âge, surmonte le chœur. Les réparations successives sont attestées par une inscription de 1735 sur le mur nord et des travaux en 1849 (charpente et couverture), puis en 1957 (rejointoiement du clocher). Le clocher-mur, percé de deux baies campanaires, pourrait dater du XIIIe siècle, comme le château voisin. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 2004, a bénéficié de restaurations intérieures en 2015.

Un élément remarquable réside dans le linteau de la porte sud, réemployé à partir d’un sarcophage du Haut-Moyen Âge, soulignant la continuité d’occupation du site. L’église s’inscrit dans le type architectural des églises à nef unique à sanctuaire tréflé, étudié par Georges Tholin dans son ouvrage sur l’Agenais. Son cimetière attenant, inclus dans la protection de 2004, renforce son ancrage dans le patrimoine funéraire local. Les modillons, chapiteaux à feuilles, et cordons décoratifs extérieurs témoignent d’influences romanes régionales, tandis que la villa gallo-romaine voisine suggère une origine antique du lieu de culte.

Liens externes