Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du chevet
Construction du chevet
XIIe siècle (≈ 1250)
Plan tréflé et chapiteaux romans
Fin XIIIe - XIVe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
Fin XIIIe - XIVe siècle (≈ 1495)
Surélévation et chapiteaux à feuilles
1735
Réparations attestées
Réparations attestées
1735 (≈ 1735)
Inscription sur le mur nord
1849
Restauration charpente
Restauration charpente
1849 (≈ 1849)
Couverture et structure refaites
2004
Inscription MH
Inscription MH
2004 (≈ 2004)
Protection monument historique
2015
Restauration intérieure
Restauration intérieure
2015 (≈ 2015)
Travaux récents
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. 116B 322) et le portail du cimetière attenant (cad. 116B 321) , en totalité : inscription par arrêté du 2 septembre 2004
Personnages clés
| Georges Tholin - Historien de l'architecture |
A étudié le plan tréflé |
Origine et histoire
L’église Saint-Barthélemy de Gueyze, située sur la commune de Sos en Lot-et-Garonne, est un édifice religieux dont le chevet remonte au XIIe siècle. Son plan intérieur tréflé, rare pour l’époque, suggère la réutilisation d’un oratoire du Haut-Moyen Âge, comme l’a proposé l’historien Georges Tholin. Les absidioles, voûtées en cul-de-four, sont masquées à l’extérieur par un chevet semi-circulaire, tandis que des substructions antiques découvertes à proximité évoquent une occupation gallo-romaine du site. Les chapiteaux romans de l’arc triomphal, ornés de sculptures, ainsi que les modillons et contreforts, datent de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, illustrant l’art roman local.
La nef, initialement reconstruite et surélevée entre la fin du XIIIe et le XIVe siècle, conserve une trace de voûte sur son mur ouest. Une salle haute, probablement ajoutée à la fin du Moyen Âge, surmonte le chœur. Les réparations successives sont attestées par une inscription de 1735 sur le mur nord et des travaux en 1849 (charpente et couverture), puis en 1957 (rejointoiement du clocher). Le clocher-mur, percé de deux baies campanaires, pourrait dater du XIIIe siècle, comme le château voisin. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 2004, a bénéficié de restaurations intérieures en 2015.
Un élément remarquable réside dans le linteau de la porte sud, réemployé à partir d’un sarcophage du Haut-Moyen Âge, soulignant la continuité d’occupation du site. L’église s’inscrit dans le type architectural des églises à nef unique à sanctuaire tréflé, étudié par Georges Tholin dans son ouvrage sur l’Agenais. Son cimetière attenant, inclus dans la protection de 2004, renforce son ancrage dans le patrimoine funéraire local. Les modillons, chapiteaux à feuilles, et cordons décoratifs extérieurs témoignent d’influences romanes régionales, tandis que la villa gallo-romaine voisine suggère une origine antique du lieu de culte.