Construction du chœur Fin du XIIIe siècle (≈ 1395)
Édification du chœur de l'église peu après la fondation de la bastide.
XIVe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef XIVe siècle (≈ 1450)
Achèvement de la nef et des chapelles latérales formant le transept.
Fin du XVe siècle
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Fin de la construction de l'église après la guerre de Cent Ans.
XVIIe siècle
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher XVIIe siècle (≈ 1750)
Le clocher est rebâti au-dessus de la chapelle Saint-Jacques.
1830
Construction d'un nouveau clocher
Construction d'un nouveau clocher 1830 (≈ 1830)
Un nouveau clocher est élevé sur les anciennes salles de la chapelle sud.
XIXe siècle
Restauration et ajout
Restauration et ajout XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux de toiture et ajout de la sacristie contre le flanc nord de la nef.
1936
Classement historique
Classement historique 1936 (≈ 1936)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 11 février 1936
Personnages clés
Jean Tournié
Sculpteur des retables baroques en bois polychrome et doré.
Armand Félix Marie Jobbé-Duval
Peintre du tableau Les Saintes Femmes, réalisé en 1863.
Origine et histoire de l'Église Saint-Barthélemy
L'église Saint-Barthélemy de Montfaucon, dans le Lot, s'inscrit dans la bastide au plan régulier établie par les Anglais lors de l'occupation de la Guyenne. L'édifice a été élevé peu après la fondation de la bastide, à proximité de l'ancien fort qui occupait la partie nord du bourg. La construction s'est déroulée en deux campagnes : le chœur au début du XIVe siècle, puis la nef et les deux chapelles latérales formant le transept, achevés après la guerre de Cent Ans jusqu'à la fin du XVe siècle. L'église présente un plan en croix latine et un vaisseau principal composé d'une nef de trois travées séparées par des doubleaux. Les voûtes sont en croisées d'ogives reposant sur des culs-de-lampe ornés de têtes sculptées, et les clefs de voûte portent les armes d'Angleterre. La mouluration du portail d'entrée est attribuée à la fin du XIIIe siècle. Un escalier en vis, situé dans l'angle nord-ouest du bras de croix, permet d'accéder au-dessus des voûtes ; la chapelle nord est surmontée d'une salle de garde et la chapelle sud a été, peu après la construction, pourvue d'une ou plusieurs salles superposées. Un premier clocher devait se trouver au‑dessus de la chapelle de la Vierge, accessible par une tourelle rectangulaire, mais le clocher a ensuite été rebâti au‑dessus de la chapelle Saint‑Jacques (sud), daté comme postérieur au XVIIe siècle ; par ailleurs, un clocher a été élevé vers 1830 sur les anciennes salles de la chapelle sud. La toiture de l'église, signalée comme très dégradée à la fin du XVIIIe siècle, a fait l'objet de travaux au début du XIXe siècle, et la sacristie a été ajoutée au XIXe siècle contre le flanc nord de la nef. L'édifice, entièrement voûté et de style gothique, a été classé au titre des monuments historiques le 11 février 1936.
L'intérieur conserve un mobilier remarquable, notamment trois retables baroques en bois polychrome et doré réalisés par l'atelier de Jean Tournié (1647-1721) : le retable du maître-autel, dédié à Dieu le Père, présente une Crucifixion peinte au centre et les statues de saint Barthélemy et de saint Martin de Tours ; le retable de la chapelle Saint‑Jacques (sud) représente saint Jacques pèlerin au centre, encadré par saint Jean à gauche et saint Jude à droite ; le retable de la chapelle de la Vierge (nord) associe une statue de la Vierge à l'Enfant sous la représentation de Dieu le Père, flanquée des statuettes de sainte Anne et de saint Joachim. Un tableau intitulé Les Saintes Femmes, réalisé en 1863 par Armand Félix Marie Jobbé‑Duval, a été déposé dans le chœur.