Frise chronologique
1785-1787
Construction de l'église
Construction de l'église
1785-1787 (≈ 1786)
Édifice bâti sur plan original avec nef et chœur.
1846
Devis de réparations
Devis de réparations
1846 (≈ 1846)
Projet par Fénéon-Damotte pour confessionnal et consolidations.
25 mai 1872
Projet du nouveau clocher
Projet du nouveau clocher
25 mai 1872 (≈ 1872)
Conçu par E. Lhommelin, remplacé porche existant.
1872
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
1872 (≈ 1872)
Réalisé par entrepreneur N. Ratel.
1896
Agrandissement de la sacristie
Agrandissement de la sacristie
1896 (≈ 1896)
Travaux par Fraivret et Deschamps.
13 juin 2001
Classement monument historique
Classement monument historique
13 juin 2001 (≈ 2001)
Protection intégrale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 89) : classement par arrêté du 13 juin 2001
Personnages clés
| E. Lhommelin - Architecte |
Concepteur du clocher-porche (1872). |
| N. Ratel - Entrepreneur |
Constructeur du clocher en 1872. |
| Fénéon-Damotte - Architecte |
Auteur d’un devis en 1846. |
| Pierre-Jean Guillemot - Architecte ou ingénieur |
Maître d’œuvre mentionné dans les sources. |
| D.E. Fraivret - Entrepreneur |
Agrandit la sacristie en 1896. |
Origine et histoire
L'église Saint-Barthélemy de Poncey-sur-l'Ignon, située dans le département de la Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté, a été construite entre 1785 et 1787 selon un plan atypique pour la région. L’édifice associe une nef couverte d’une coupole à nervures, un chœur rectangulaire, et deux chapelles latérales, le tout précédé d’un clocher-porche ajouté en 1872. Des éléments plus anciens, comme l’avant-chœur et ses voûtes d’ogives, pourraient dater du XIIIe siècle, tandis que le portail et certains murs remontent probablement à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. Les fenêtres et la voûte de la nef ont été refaites au XVIIe siècle.
Le clocher-porche actuel, conçu par l’architecte E. Lhommelin en 1872, remplace un ancien clocher jugée trop bas et peu visible. Les travaux, réalisés par l’entrepreneur N. Ratel, visaient aussi à améliorer l’accès au chœur, alors masqué par des piliers. En 1846, l’architecte Fénéon-Damotte avait déjà proposé des réparations, dont l’aménagement d’un confessionnal. La sacristie fut agrandie en 1896 par les entrepreneurs D.E. Fraivret et R. Deschamps, illustrant les adaptations successives du bâtiment aux besoins liturgiques et structurels.
Classée monument historique par arrêté du 13 juin 2001, l’église se distingue par son mélange de styles : moellons calcaires, pierre de taille pour le clocher, et toitures variées (tuiles mécaniques, ardoises, pierre plate). Son plan complexe, combinant nef centrale, chapelles latérales et chœur prolongé, reflète une évolution architecturale marquée par des réemplois et des ajouts. Les décors intérieurs, comme la niche en accolade peinte derrière le retable ou les culots moulurés, témoignent d’influences gothiques et classiques.
L’édifice, propriété de la commune, est situé au cœur du village, dans l’enclos du cimetière. Son histoire révèle une communauté soucieuse de préserver et d’adapter son lieu de culte, comme en attestent les multiples interventions des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Les archives départementales de la Côte-d’Or conservent des devis et correspondances (séries 2 O 343/2, 343/3, 343/6) documentant ces transformations, tandis que des architectes comme Pierre-Jean Guillemot (mentionné comme maître d’œuvre) y ont laissé leur empreinte.