Réalisation des stucs 1748-1749 (≈ 1749)
Par Jacques-François Marca, retables et bas-reliefs.
1743-1756
Construction et consécration
Construction et consécration 1743-1756 (≈ 1750)
Remplace une chapelle préexistante.
XIXe siècle
Ajout des statuettes
Ajout des statuettes XIXe siècle (≈ 1865)
Vierge et Saint Philomène, inscrites en 1975.
7 août 1987
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 7 août 1987 (≈ 1987)
Protection de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Barthélémy (cad. D 65) : inscription par arrêté du 7 août 1987
Personnages clés
Jacques-François Marca - Stucateur
Auteur des retables et bas-reliefs (1748-1749).
Louis Chifflet - Artiste-peintre
Créateur du chemin de croix en terre locale.
Origine et histoire de l'Église Saint-Barthélemy
L’église Saint-Barthélémy de Recologne, située dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux construit entre 1743 et 1756. Elle remplace une modeste chapelle préexistante et est consacrée en 1756. Son architecture et son mobilier reflètent le style baroque tardif, typique de la région à cette époque.
L’église abrite des décors en stuc remarquables, réalisés en 1748-1749 par le stucateur Jacques-François Marca. Ces œuvres incluent trois retables (dont celui du maître-autel), une chaire et des bas-reliefs illustrant des scènes de la vie du Christ, tous classés au titre des monuments historiques. Deux statuettes du XIXe siècle (la Vierge et Saint Philomène) et un chemin de croix en terre locale, créé par l’artiste Louis Chifflet, complètent son mobilier.
L’édifice est inscrit aux monuments historiques depuis le 7 août 1987. Il dépend de la paroisse de Marnay-Recologne, rattachée au diocèse de Besançon. Sa protection couvre l’ensemble de la structure, y compris ses éléments intérieurs classés. La commune en est propriétaire, et l’église reste un lieu de culte actif.
La construction de l’église s’inscrit dans un contexte régional marqué par un renouveau architectural religieux au XVIIIe siècle, période où les paroisses rurales bénéficient de financements pour remplacer des édifices médiévaux vétustes. Recologne, comme d’autres villages du Doubs, voit alors son église devenir un symbole de piété et de cohésion communautaire, tout en intégrant des influences artistiques venues d’Italie ou de Franche-Comté.
Les décors en stuc de Jacques-François Marca témoignent de l’importance accordée à l’embellissement des lieux de culte, même dans des zones rurales. Ces réalisations, combinées à des éléments locaux comme le chemin de croix en terre de Recologne, illustrent une fusion entre savoir-faire artisanal et ambition esthétique, caractéristique des églises baroques de l’Est de la France.