Construction initiale Xe siècle (≈ 1050)
Vestiges de maçonneries en petit appareil de l'église primitive.
1156
Bulle papale
Bulle papale 1156 (≈ 1156)
Une bulle d'Adrien IV confirme l'appartenance de l'église aux moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Villeloin.
1157
Création de la paroisse
Création de la paroisse 1157 (≈ 1157)
Loché-sur-Indrois devient une paroisse.
XIIe siècle
Refaçon de la façade
Refaçon de la façade XIIe siècle (≈ 1250)
La façade ouest est refaite avec une porte en plein cintre et des chapiteaux ornés.
Fin XIIe ou début XIIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur Fin XIIe ou début XIIIe siècle (≈ 1325)
Le chœur de plan carré et le chevet plat sont édifiés.
1890
Modification des voûtes
Modification des voûtes 1890 (≈ 1890)
Les voûtes de la nef sont doublées en briques, masquant le lambris primitif.
11 juillet 1952
Inscription monument historique
Inscription monument historique 11 juillet 1952 (≈ 1952)
La façade de l'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade Ouest : inscription par arrêté du 11 juillet 1952
Personnages clés
Adrien IV
Pape ayant confirmé l'appartenance de l'église aux moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Villeloin par une bulle en 1156.
Origine et histoire de l'Église Saint-Barthélemy-et-Saint-Laurent
L'église paroissiale Saint-Barthélémy et Saint-Laurent se situe au centre du bourg de Loché-sur-Indrois, dans la vallée de l'Indrois, en bordure de la D9 et entourée des maisons les plus anciennes du village. Orientée ouest-est, elle est consacrée au culte catholique et, en 2015, fait partie de la paroisse de Montrésor. Si la majeure partie de son gros œuvre relève des XIIe et XIIIe siècles, l'édifice a succédé à une église du Xe siècle dont subsistent des maçonneries en petit appareil. La façade ouest, refaite au XIIe siècle, conserve ces vestiges anciens et s'ouvre sur une porte en plein cintre dont la voussure présente une double moulure torique reposant sur des chapiteaux ornés de crochets ; des traces de peintures anciennes subsistent sur cette voussure. Au XIIe siècle, l'église appartient aux moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Villeloin, situation confirmée par une bulle d'Adrien IV en 1156, et l'année suivante Loché devient paroisse. La nef unique comprend quatre travées séparées par des contreforts plaqués, chaque travée étant éclairée par une fenêtre de chaque côté ; elle était autrefois couverte en charpente lambrissée, puis ses voûtes ont été doublées en briques en 1890, masquant le lambris primitif. Sans transept, le chœur, de plan carré, date de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle et se termine à l'est par un chevet plat de la même époque. Le chœur est voûté en croisée d'ogives et percé de trois fenêtres en plein cintre. Dans l'angle sud-est, une colonnette au chapiteau très archaïque semble être un remploi de l'ancienne église. Au XIXe siècle, un auvent en bois qui protégeait le portail a été détruit. La façade est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 11 juillet 1952. En 1890, deux statues en bois du XVe siècle provenant de l'église d'Aubigny ont été vendues : l'une représentant saint Jean au calvaire se trouve aujourd'hui au musée du Louvre, l'autre, une Mater dolorosa, au Metropolitan Museum of Art de New York. Trois éléments du mobilier sont recensés dans la base Palissy : un tabernacle des XVIIe-XVIIIe siècles muni d'un ostensoir doré pour l'exposition du Saint-Sacrement (inscrit le 25 juillet 1977), une statue en bois du Christ en croix du XVIIe siècle au visage souriant (inscrite le 7 mai 1973) et un calice du XVIIe siècle (inscrit le 7 mai 1973).