Frise chronologique
vers 1020
Construction initiale
Construction initiale
vers 1020 (≈ 1020)
Édifiée sur ordre de Robert II
1125–1145
Reconstruction romane
Reconstruction romane
1125–1145 (≈ 1135)
Portail, clocher, chevet et transept bâtis
1226
Devenue paroissiale
Devenue paroissiale
1226 (≈ 1226)
Statut officiel acquis
1497
Consécration tardive
Consécration tardive
1497 (≈ 1497)
Par Tristan de Salazar
XVe siècle
Suhaussement et modifications
Suhaussement et modifications
XVe siècle (≈ 1550)
Nef, transept et chœur rehaussés
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection officielle de l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Basile : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Robert II - Roi de France |
Commanditaire vers 1020 |
| Tristan de Salazar - Évêque |
Consacre l’église en 1497 |
| Anne de Bretagne - Duchesse et reine |
Armes sur les clefs de voûte |
| Jacques Guillaume Simoneau - Maire d’Étampes |
Baptisé et enterré ici |
| Étienne Geoffroy Saint-Hilaire - Naturaliste |
Baptisé en 1772 |
Origine et histoire
L'église Saint-Basile d'Étampes, dédiée à saint Basile de Césarée, fut initialement construite vers 1020 à la demande de Robert II pour compléter la collégiale Notre-Dame-du-Fort, réservée aux offices seigneuriaux. Elle devint un lieu de culte populaire, situé dans le quartier le plus aisé de la ville, à proximité du château et de l’hôtel de Diane de Poitiers. Son emplacement stratégique, en bordure de l’ancienne route nationale 20, en fit un point de passage sur la Via Turonensis, un chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Entièrement reconstruite entre 1125 et 1145 dans un style roman, l’église fut dotée d’un portail, d’un clocher, d’un chevet plat et d’un transept. Les parties basses de la nef, du chœur et du transept datent de cette période, tandis que les voûtes à croisée d’ogives, ornées des armes d’Anne de Bretagne, furent ajoutées plus tard. Au XVe siècle, l’édifice fut surhaussé, et les collatéraux modifiés au XVIe siècle, bien que les travaux restèrent inachevés, comme en témoigne l’épitaphe de 1559 : « FAXIT DEUS PERFICIAR » (fasse Dieu que les autres continuent).
L’église acquit son statut paroissial en 1226, mais ne fut consacrée qu’en 1497 par Tristan de Salazar. Pendant la Révolution, elle fut transformée en salpêtrière, avant d’être restaurée au XIXe siècle avec l’ajout d’un orgue (1848) et de chapelles dédiées à la Vierge (1849) et à saint Joseph (1863). Classée monument historique en 1862, elle conserve des éléments remarquables comme des fonts baptismaux en marbre, une chaire en chêne, et trois cloches en bronze de 1829.
Son architecture mêle calcaire local, grès pour les contreforts, et brique pour la tourelle d’accès au clocher. Les boiseries du XVIIIe siècle, issues du château d’Andonville, ornent le tambour de porte, tandis que des reliefs sculptés illustrent des scènes bibliques (baptême, Passion, lapidation de saint Étienne). Le portail, marqué de coquilles Saint-Jacques, rappelle son rôle sur le chemin de Compostelle.
Deux personnalités locales y furent baptisées : Jacques Guillaume Simoneau (1740–1792), maire d’Étampes assassiné pendant la Révolution, et Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772–1844), naturaliste renommé. Leurs liens avec l’église témoignent de son ancrage dans l’histoire sociale et politique de la ville.