Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman primitif et chapiteaux sculptés.
XVe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur XVe siècle (≈ 1550)
Travaux avant 1472 sur le chevet.
XVIe siècle
Ajouts et remaniements
Ajouts et remaniements XVIe siècle (≈ 1650)
Chapelle sud et modifications des arcades.
1699
Charpente de la croisée
Charpente de la croisée 1699 (≈ 1699)
Signée par Estienne Boeset.
1899
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche 1899 (≈ 1899)
Œuvre de l'architecte Abgrall.
20 juin 1925
Classement monument historique
Classement monument historique 20 juin 1925 (≈ 1925)
Inscription à l'inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 90) : inscription par arrêté du 20 juin 1925
Personnages clés
Saint Beheau - Saint patron de l'église
Figure mystérieuse, vocable contesté au XVIIe.
Estienne Boeset - Charpentier
Auteur de la charpente en 1699.
Abgrall - Architecte
Construisit le clocher-porche en 1899.
Origine et histoire
L'église Saint-Beheau, située à Priziac dans le Morbihan, est un édifice religieux catholique dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle est dédiée à saint Beheau, une figure mystérieuse dont la vie reste inconnue, au point que le clergé local tenta de le remplacer par saint Avit au XVIIe siècle, sans succès face à l'opposition des paroissiens. Le territoire de la paroisse était partagé entre l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé et les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
De l'édifice primitif du XIIe siècle, il subsiste les piles de la croisée, les supports sud, les bras du transept, le mur-gouttereau sud et les murs du chœur. Le chœur fut reconstruit au XVe siècle, tandis qu'au XVIe siècle, on érigea la chapelle sud et on remania la chapelle nord ainsi que les arcs de la croisée du transept. Au XIXe siècle, le collatéral nord fut reconstruit, et une fausse voûte en plâtre et brique couvrit la nef et le transept. Un projet de reconstruction totale, envisagé en 1899, ne vit le jour que partiellement : seul le clocher-porche occidental et le départ des collatéraux furent construits, le clocher originel ayant disparu.
L'église conserve 26 chapiteaux romans cubiques, sculptés dans du granite, dont certains portent des motifs géométriques (entrelacs, spirales, damiers) ou figuratifs (animaux, visages stylisés, croix gammée). Une base de colonne arbore une double empreinte de pieds humains, évoquant les décors mégalithiques. Ces sculptures, comparables à celles d'autres églises romanes du pays Pourlet (Calan, Langonnet, Ploërdut), illustrent un courant artistique breton privilégiant l'abstraction et la géométrie, rare ailleurs en France.
Le plan de l'église, en croix latine, comprend un porche, un clocher-porche occidental, une nef à trois vaisseaux, un transept peu saillant, et un chœur terminé par un mur plat. Les chapelles latérales, atypiques, s'ouvrent sur les bras du transept et la croisée par des arcs en plein cintre. L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 1925, reflète ainsi une histoire architecturale complexe, marquée par des influences romanes et des adaptations ultérieures.
Les sources mentionnent également des travaux de charpente datés de 1699, signés par Estienne Boeset, ainsi que des modifications des murs gouttereaux aux XVIIIe et XIXe siècles. Le clocher actuel, construit en 1899 par Abgrall, contraste avec les parties romanes, témoignant des évolutions stylistiques et des contraintes financières ayant façonné l'édifice au fil des siècles.
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