Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Une partie de l'édifice remonte à cette période.
XVe siècle
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles XVe siècle (≈ 1550)
Construction des deux chapelles latérales dédiées à Notre-Dame de Pitié et à sainte Anne.
XVIIIe siècle
Remaniement de la nef
Remaniement de la nef XVIIIe siècle (≈ 1850)
La nef a été remaniée durant ce siècle.
1863
Réfection de la charpente
Réfection de la charpente 1863 (≈ 1863)
La charpente et la couverture ont été réfectionnées.
9 juillet 1943
Classement historique
Classement historique 9 juillet 1943 (≈ 1943)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 9 juillet 1943
Personnages clés
Saint Bénigne
Saint patron de l'église, dont un buste reliquaire en bois du XVIIe siècle est conservé.
Marc-Aurèle
Empereur romain ayant condamné saint Bénigne en 178.
J. Besnard
Artisan ayant réalisé les vitraux du XIXe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-Bénigne
L'église Saint-Bénigne se situe à Jambles, en Saône-et-Loire, région Bourgogne-Franche-Comté. Une partie de l'édifice remonte au XIIe siècle, tandis que le chœur et les deux chapelles latérales, de style gothique, semblent avoir été édifiés sur un ensemble plus primitif. La nef a été remaniée au XVIIIe siècle et la charpente ainsi que la couverture ont fait l'objet d'une réfection complète en 1863. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 9 juillet 1943. Parmi ses particularités figure un clocher coiffé d'une toiture de pierre. La nef plafonnée se termine par un chœur roman précédé de deux chapelles du XVe siècle, dédiées à Notre-Dame de Pitié à gauche et à sainte Anne à droite. À gauche en entrant se trouvent les fonts baptismaux ; la grille qui les entoure marque la séparation entre les non-baptisés et la communauté ecclésiale. La nef est éclairée par un lustre dont chaque pampille est ornée d'une croix. L'ancienne chapelle seigneuriale, placée sous le vocable de sainte Anne et datée du XVe siècle, permettait aux seigneurs d'assister aux offices grâce à un hagioscope aménagé dans le mur. Jambles fut en partie une seigneurie ecclésiastique, propriété de l'évêque de Chalon au début du XIIIe siècle puis rattachée au prieur de l'abbaye bénédictine Saint-Pierre de Chalon au XVIIIe siècle ; le blason sous l'ouverture nord en témoigne. La chapelle conserve des éléments remarquables : la peinture dite « Prédestination de la Vierge », une clef de voûte ornée de la Sainte Trinité — Père, Fils et colombe —, des consoles sculptées figurant les quatre évangélistes par un ange, un lion, un taureau et un aigle, un arc décoré de la scène des « vignerons au baril » illustrant l'identité viticole de Jambles, et un buste reliquaire de saint Bénigne en bois daté du XVIIe siècle. Les vitraux du XIXe siècle, signés J. Besnard, Chalon S/S, sont légendés et représentent notamment saint Louis secourant les pauvres, la prédication de saint Claude, la mort de saint François-Xavier, saint Charles Borromée communiant les pestiférés, saint Jean communiant la Vierge et le martyre de saint Bénigne, condamné par l'empereur Marc-Aurèle en 178. L'église est un édifice consacré du diocèse d'Autun et dépend de la paroisse Saint-Vincent-des-Buis, qui en est l'affectataire au titre de la loi de 1905 ; elle reste un lieu de culte catholique plusieurs siècles après sa construction.