Frise chronologique
1087
Donation aux Augustins
Donation aux Augustins
1087 (≈ 1087)
Église donnée aux moines de Montsalvi.
1102
Union avec la paroisse
Union avec la paroisse
1102 (≈ 1102)
Réunion à la paroisse de la Cène.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église initiale.
1486
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
1486 (≈ 1486)
Prieuré et nef remaniés.
2 avril 1942
Classement MH
Classement MH
2 avril 1942 (≈ 1942)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 2 avril 1942
Personnages clés
| Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus - Figure religieuse locale |
Célébré dans un vitrail moderne. |
| Sainte Marie-Émilie de Rodat - Sainte locale |
Représentée dans un vitrail. |
| D. Coulet - Artiste verrier |
Auteur des vitraux modernes. |
Origine et histoire
L'église Saint-Blaise d'Aubin, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie, est un édifice religieux marqué par deux périodes architecturales majeures : le XIIe siècle pour sa partie romane et le XVe siècle pour ses remaniements gothiques. À l'origine dédiée à Notre-Dame, elle prit successivement les vocables de Saint-Blaise et Notre-Dame-de-l'Assomption. Son clocher octogonal, ses vitraux modernes signés D. Coulet, et ses chapiteaux sculptés – dont un représentant la tentation d'Adam et Ève – témoignent de cette riche histoire. L'enfeu gothique d'un ancien prieur et un Christ en bois polychrome du XIIe siècle comptent parmi ses éléments les plus remarquables.
Fondée en 1087 par les moines Augustins de Montsalvi, l'église servit d'abord exclusivement aux religieux avant d'être réunie à la paroisse de la Cène en 1102. La reconstruction partielle de 1486, incluant le prieuré, modifia profondément sa structure, tout en conservant des traces de l'édifice roman initial. Classée monument historique en 1942, elle appartient aujourd’hui à la commune d’Aubin et abrite des œuvres dédiées à des figures locales, comme le Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus et sainte Marie-Émilie de Rodat, célébrées dans ses vitraux.
Architecturalement, l'église se distingue par sa pierre blonde et son mélange de styles, reflétant les évolutions artistiques et religieuses de la région. Les chapiteaux, bien que sculptés de manière fruste, offrent un aperçu des thèmes médiévaux, tandis que la chapelle funéraire sud-ouest conserve des vestiges d’enfeu et des fragments de statues. Son rôle dans la communauté, d’abord monastique puis paroissial, illustre l’importance des édifices religieux dans l’organisation sociale et spirituelle du Rouergue à travers les siècles.