Frise chronologique
vers 1530-1540
Construction du chœur
Construction du chœur
vers 1530-1540 (≈ 1535)
Clé de voûte et bénitier daté de 1535.
1735
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1735 (≈ 1735)
Modification de la structure initiale.
1850
Agrandissement néo-gothique
Agrandissement néo-gothique
1850 (≈ 1850)
Reconstruction partielle de la nef.
1978
Inscription du chœur
Inscription du chœur
1978 (≈ 1978)
Protection au titre des monuments historiques.
2001
Installation de vitraux
Installation de vitraux
2001 (≈ 2001)
Ajout d’éléments contemporains.
janvier 2021
Protection étendue
Protection étendue
janvier 2021 (≈ 2021)
Classement de l’église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Saint-Blaise-Saint-Roch, en totalité, ainsi que la parcelle sur laquelle elle se trouve, située au Bourg (route D38E) sur la parcelle n°387, figurant au cadastre section A : inscription par arrêté du 4 janvier 2021
Personnages clés
| Saint Blaise - Patron principal |
Dédie à l’église et représenté en statue. |
| Saint Roch - Patron secondaire |
Associé à l’édifice religieux. |
| Jean-Gabriel Mortamet - Restaurateur (1978) |
A redécouvert les peintures murales. |
Origine et histoire
L'église Saint-Blaise de Bagnols, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice religieux dont les parties les plus anciennes, notamment le chœur, remontent au 2e quart du XVIe siècle (vers 1530-1540). Ce chœur, voûté sur croisée d'ogives, se distingue par une clé de voûte pendante monolithe ornée de sculptures (Vierge à l'Enfant, Saint-Jean-Baptiste, Agneau Mystique) et des peintures murales datant de la fin du XIVe ou début XVe siècle, redécouvertes en 1978. Le bénitier, daté de 1535, et les baies à remplage flamboyant témoignent de cette période médiévale tardive.
L'église a subi des transformations majeures : la nef a été reconstruite en style néo-gothique en 1850, tandis que le clocher, initialement remonté en 1735, a été modifié. Des vitraux contemporains ont été ajoutés en 2001. Le chœur, inscrit aux monuments historiques en 1978, a vu sa protection étendue à l’ensemble de l’édifice en janvier 2021. L’église abrite un mobilier remarquable, dont un retable du XVIe siècle, des statues en bois polychrome (XVIIe siècle), et un tableau représentant Saint Jérôme écrivant la Vulgate.
Construite en pierre calcaire jaune des Monts d’Or, l’église illustre les transitions stylistiques entre Moyen Âge et Renaissance. Son décor peint, attribuable à la fin du XVe siècle, inclut des scènes historiées comme la Transfiguration et des prophètes tenant des phylactères. L’autel en bois doré, avec un devant en cuir de Cordoue, et les anges céroféraires complètent un ensemble liturgique riche. L’édifice, propriété de la commune, reste un témoignage architectural et artistique majeur du patrimoine rhodanien.
Les campagnes de travaux aux XVe et XVIe siècles ont façonné l’église actuelle, bien que des éléments plus anciens (peintures du XIVe-XVe) subsistent. La guerre de Cent Ans (1453-1473) marque le contexte de sa première édification, tandis que les agrandissements du XIXe siècle (nef, sacristie) ont modifié son orientation. Les restaurations de 1978, menées par Jean-Gabriel Mortamet, ont révélé des fresques médiévales, consolidant sa valeur patrimoniale.