Église Saint-Blaise de Clairvaux-d'Aveyron dans l'Aveyron

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane

Église Saint-Blaise de Clairvaux-d'Aveyron

  • D57
  • 12330 Clairvaux-d'Aveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Église Saint-Blaise de Clairvaux-dAveyron
Crédit photo : Krzysztof Golik - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1060
Fondation du monastère
XIIe siècle
Construction initiale
XIVe siècle
Déclin du monastère
1698
Effondrement du clocher
1841
Construction du portail
XVIIIe siècle
Reconstruction partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. A 125) : inscription par arrêté du 17 février 1997

Personnages clés

Alboin Prince anglais ayant fondé le monastère en 1060.
Harold Roi anglais, père d'Alboin.

Origine et histoire de l'Église Saint-Blaise

L'église paroissiale Saint-Blaise de Clairvaux-d'Aveyron, située à l'extrémité nord-est de l'ancien bourg fortifié, est un édifice roman du XIIe siècle bâti près de l'ancien prieuré. Sa fondation est liée au pèlerinage de Conques : un prince anglais nommé Alboin, présenté comme fils du roi Harold, aurait recréé un monastère sur ce site lors de son passage en 1060. Le monastère, d'abord confié à l'abbaye de Brantôme, fut ensuite rattaché à l'abbaye de Conques ; au XIVe siècle il n'était plus qu'un prieuré, bien que son titulaire conserve le droit de porter la crosse et la mitre et bénéficie d'une préséance aux États du Rouergue. L'église romane, intégrée au système défensif du village, se trouve entourée de maisons qui formaient une seconde enceinte et d'un logis prieural lui aussi fortifié ; la présence d'une bouche à feu dans la tour d'escalier d'une de ces demeures en témoigne. En 1698 l'effondrement du clocher détruisit les premières travées de la nef ; lors de la reconstruction au XVIIIe siècle l'édifice fut réduit d'un tiers et le clocher rebâti en 1750, en réutilisant les matériaux d'origine avec un appareillage soigné. Le portail actuel date de 1841. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques et a fait l'objet de travaux de restauration comprenant le nettoyage des pierres, la réfection des badigeons, l'installation d'un éclairage architectural et la restauration des retables et tableaux.

L'église se compose d'une nef centrale voûtée d'arêtes, haute de douze mètres, flanquée de deux bas-côtés voûtés en plein cintre, et se termine par un chœur flanqué de trois absidioles voûtées en cul-de-four. L'une des travées est plus large que les autres et les arcades séparant la nef des bas-côtés sont en plein cintre ou en anse de panier ; elles reposent sur des piliers carrés pourvus de demi-colonnes. Les chapiteaux, sculptés en grès rouge et décorés de figures humaines, de feuilles d'acanthe et d'aigles, évoquent ceux de l'abbatiale Sainte-Foy de Conques, qui a vraisemblablement servi de modèle, de même que la corniche à décor de billettes du chœur.

L'intérieur renferme deux retables en bois doré placés dans les absidioles : l'un représente une mise au tombeau et est datable de la première moitié du XVIIIe siècle, l'autre, représentant une Vierge à l'Enfant entourée de médaillons des mystères du Rosaire, est attribué au quatrième quart du XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle ; ces deux œuvres sont inscrites sur la liste des objets mobiliers protégés des Monuments Historiques.

Liens externes