Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef, chœur et transept romans édifiés.
XVe siècle
Adjonction de chapelles
Adjonction de chapelles
XVe siècle (≈ 1550)
Chapelles latérales nord et sud ajoutées.
1793
Destruction du clocher
Destruction du clocher
1793 (≈ 1793)
Clocher détruit pendant la Révolution.
avant 1830
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
avant 1830 (≈ 1830)
Date exacte indéterminée, avant 1830.
1884
Agrandissement symétrique
Agrandissement symétrique
1884 (≈ 1884)
Deux travées sud ajoutées par A. Favrot.
1er février 1961
Inscription MH
Inscription MH
1er février 1961 (≈ 1961)
Classée monument historique par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 295) : inscription par arrêté du 1er février 1961
Personnages clés
| A. Favrot - Architecte |
A dirigé l'agrandissement de 1884. |
Origine et histoire
L'église Saint-Blaise de Dore-l'Église, située dans le Puy-de-Dôme en Auvergne-Rhône-Alpes, est un exemple emblématique de l'architecture romane auvergnate. Construite au XIIe siècle, elle fut partiellement transformée au XVIe siècle, notamment par l'ajout de bas-côtés et de chapelles latérales. Son portail occidental, en arc légèrement brisé, présente une archivolte à voussures polylobées, inspirée de l'art omeyyade de Cordoue, témoignant des échanges culturels le long des routes de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, dont la Via Podiensis toute proche.
L'édifice, inscrit aux monuments historiques depuis 1961, combine des éléments architecturaux remarquables : une nef voûtée en berceau brisé, un transept en berceau plein cintre, et des chapelles polygonales à voûtes d'ogives. À l'origine chef-lieu d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Sauxillanges, l'église servait aussi de paroisse locale. Son histoire mouvementée inclut la destruction de son clocher en 1793 (reconstruit avant 1830) et un agrandissement en 1884 par l'architecte A. Favrot, ajoutant deux travées latérales pour symétriser la structure.
Le portail roman, accessible par un escalier, est encadré de colonnes aux chapiteaux sculptés, dont une octogonale et une torsadée, supportant des voussures ornées de motifs lobés et de figures humaines ou animales. Ces détails artistiques, ainsi que les pentures en fer forgé des portes, reflètent l'artisanat médiéval et renaissant. La proximité avec d'autres églises à arcs polylobés, comme Sainte-Foy de Bains en Haute-Loire, souligne une tradition architecturale partagée le long des itinéraires jacquaires.
Les transformations successives — adjonction de chapelles au XVe siècle, reconstruction du clocher au XIXe — illustrent l'évolution des besoins liturgiques et communautaires. Aujourd'hui propriété communale, l'église conserve des traces de son passé monastique et paroissial, tout en restant un témoignage des influences artistiques transpyrénéennes en Auvergne.