Église Saint-Bonnet de Bourges dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Bonnet de Bourges

  • Place Saint-Bonnet
  • 18000 Bourges
Église Saint-Bonnet de Bourges
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Église Saint-Bonnet de Bourges
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Fondation initiale
1487
Incendie destructeur
1513
Début des travaux
1539
Consécration de l'église
Début du XVIe siècle
Reconstruction engagée
1631
Destruction de la façade
1806
Effondrement du clocher
1910
Classement historique
1913
Fin des restaurations
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Bonnet (cad. HX 2) : classement par arrêté du 10 juin 1910

Personnages clés

Guillaume Pelvoysin Architecte ayant conçu les plans de la reconstruction au XVIe siècle.
François Laboureau Maître maçon attribué à la reconstruction de l'église.
Jean Lecuyer Artisan verrier ayant réalisé plusieurs vitraux de l'église.
Jean Chaumeau Particulier ayant financé la chapelle dédiée à saint Jean l'Évangéliste.
Jean Ragueau Particulier ayant financé la chapelle de saint Antoine de Padoue.
Laurence Fauconnier Particulier ayant financé la chapelle de saint Claude.
François Marchandon Particulier ayant financé la chapelle de saint Roch.
Claude Fauconnier Particulier ayant financé une chapelle dédiée à Saint-Aubin puis Sainte-Anne.
Jean Boucher Peintre ayant doté la chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste puis à Notre-Dame de La Salette.
François Cousin Particulier ayant financé la chapelle Saint-François.
Paul Louzier Artisan verrier ayant réalisé un vitrail de Jeanne d'Arc en 1934.

Origine et histoire de l'Église Saint-Bonnet

L'église Saint-Bonnet se situe à Bourges, dans le département du Cher, en lisière des marais, dans la partie nord de la ville, hors de l'enceinte médiévale mais en deçà de la rivière Yvrette. Elle a des origines médiévales et avait été fondée au XIIIe siècle par les religieuses de l'abbaye Saint‑Laurent ; l'édifice primitif fut partiellement détruit lors du grand incendie de la Madeleine en juillet 1487. La reconstruction, engagée au début du XVIe siècle sur les plans de Guillaume Pelvoysin et attribuée au maître maçon François Laboureau, est parfois datée à partir de 1513 ou de 1516 ; l'église est considérée comme achevée et consacrée en 1539. Faute de moyens, le clocher n'était pas encore établi au moment de la consécration et les vitraux furent réalisés par Jean Lecuyer. La construction des chapelles latérales dut s'appuyer sur la générosité de particuliers : Jean Chaumeau fit édifier la chapelle dédiée à saint Jean l'Évangéliste (1532), Jean Ragueau acheva la chapelle de saint Antoine de Padoue (1534), Laurence Fauconnier entreprit la chapelle de saint Claude (1544), François Marchandon finança la chapelle de saint Roch (1546), Claude Fauconnier offrit une chapelle dite de Saint‑Aubin puis Sainte‑Anne (1551), la famille Lallemant érigea une chapelle devenue Sainte‑Catherine puis Saint‑Fiacre (1551), le peintre Jean Boucher dota la chapelle dédiée d'abord à saint Jean‑Baptiste puis à Notre‑Dame de La Salette (1628) et François Cousin la chapelle Saint‑François (1740). Les premières travées de la nef et la façade ont été remaniées à différentes époques et, pour des raisons de sécurité, une partie de l'édifice a été démolie au XIXe siècle. Aujourd'hui subsistent trois travées de nef flanquées de bas‑côtés et de chapelles, terminées par une abside polygonale ; un collatéral et des chapelles correspondent à l'organisation de la nef. Des piliers cylindriques portent des nervures d'archivoltes, mais les voûtes de la nef n'ont pas été réalisées et un plafond à solives et hourdage recouvre la nef, tandis que bas‑côtés et chapelles sont voûtés d'arêtes. En 1631, la façade principale fut détruite par une tornade et reconstruite dans le style alors en vogue. Au XVIIIe siècle, un plafond avec solives et hourdage fut installé dans la nef. En 1806 le clocher connut un effondrement partiel puis fut démoli ; une tour en bois adossée à la façade fut ensuite élevée puis abattue en 1898, lors de travaux qui entraînèrent la démolition des deux dernières travées de la nef et de plusieurs chapelles, dont celles dites Aignan Rousseau, des Trépassés et de Saint‑François. Les travaux de restauration s'achevèrent en 1913 et, au début du XXe siècle, la façade principale faisait encore défaut, la nef étant alors fermée à l'intérieur par un pan de bois hourdé. Le peintre Jean Boucher y a été inhumé en 1632. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1910. Six chapelles latérales conservent des vitraux anciens : la baie 2 représente la vie de saint Claude (réalisée en 1544 par Jean Lecuyer, offerte par Laurence Fauconnier), la baie 3 montre des instruments de la Passion (XVIe siècle), la baie 4 illustre des épisodes de la vie de saint Jean l'Évangéliste (probablement par Jean Lecuyer, don de la famille Chaumeau vers 1533), la baie 5 regroupe des vitraux de l'ancienne église remontés et complétés au XVIe siècle avec des panneaux liés à la famille Lallemant (vers 1480 et vers 1550), la baie 6, don de Jeanne Ragueau, représente saint Denis, saint Jean‑Baptiste et saint Antoine présentant des membres de la famille (vers 1533), la baie 7, réalisée en 1551 par Jean Lecuyer, montre la Résurrection et fut offerte par Claude Fauconnier, et la baie 9 abrite un vitrail de Jeanne d'Arc réalisé en 1934 par Paul Louzier.

Liens externes