Frise chronologique
2e moitié XIIIe - début XIVe siècle
Construction du sanctuaire
Construction du sanctuaire
2e moitié XIIIe - début XIVe siècle (≈ 1404)
Sur bases romanes, influence gothique naissante.
Début XVe siècle
Remaniement gothique
Remaniement gothique
Début XVe siècle (≈ 1504)
Ajout du porche sud et arcades.
1848
Restauration majeure
Restauration majeure
1848 (≈ 1848)
Reconstruction nef et fenêtres, inscription murale.
1896-1898
Reconstruction baie chevet
Reconstruction baie chevet
1896-1898 (≈ 1897)
Remplage modifié, structure préservée.
6 février 2008
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
6 février 2008 (≈ 2008)
Protection église et enclos paroissial.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, ainsi que l'enclos à savoir le sol et les murets de clôture (cad. ZC 65, 66) : inscription par arrêté du 6 février 2008
Personnages clés
| Seigneurs de Minven - Commanditaires présumés |
Ancienne chapelle seigneuriale, origine probable. |
| Charles Rur - Maire de Tréogat (1848) |
Responsable des restaurations du XIXe. |
| Billien - Adjoint au maire (1848) |
Associé aux travaux de 1848. |
Origine et histoire
L'église Saint-Boscat de Tréogat, située dans le Finistère, trouve probablement son origine comme chapelle seigneuriale des seigneurs de Minven. Son sanctuaire, datant de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, repose sur des fondations romanes. Le porche sud, orné d'une porte en tiers-point, et les arcades du chœur, soutenues par des colonnes fasciculées, illustrent l'influence de l'école architecturale de Pont-Croix, typique de la région.
Au début du XVe siècle, l'édifice subit un profond remaniement, intégrant des éléments gothiques comme le calvaire, aujourd'hui déplacé hors de l'enclos paroissial. Les restaurations majeures de 1848 modifient la nef et les fenêtres des bas-côtés, tandis qu'en 1896-1898, la baie du chevet est reconstruite avec un remplage modifié. Une inscription de 1848 atteste des travaux menés sous le mandat du maire Charles Rur et de son adjoint Billien.
Classée Monument Historique en 2008, l'église inclut dans sa protection l'enclos paroissial, avec ses murets et son sol. Son architecture mêle ainsi héritage médiéval, transformations gothiques et interventions modernes, reflétant près de sept siècles d'histoire religieuse et locale. Le calvaire du XVe siècle, initialement situé dans le cimetière, témoigne de la dimension funéraire et symbolique du site.