Édifices romans antérieurs XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Premières constructions religieuses sur l'emplacement actuel.
1671-1688
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche 1671-1688 (≈ 1680)
Édification du clocher-porche en granit, seul vestige de l'ancienne église.
1690
Cloche offerte
Cloche offerte 1690 (≈ 1690)
Une cloche est offerte par le seigneur de Pontbriand.
XVIIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église XVIIe siècle (≈ 1750)
Reconstruction dirigée par l'architecte Alain Labat, financée par les marins et pêcheurs.
1860
Démolition partielle
Démolition partielle 1860 (≈ 1860)
Démolition de l'ancienne église, conservant seulement le clocher-porche.
1867–1868
Construction de la nouvelle église
Construction de la nouvelle église 1867–1868 (≈ 1868)
Édification de l'église actuelle par les architectes Frangeul père et fils.
1900
Vitraux de saint Briac
Vitraux de saint Briac 1900 (≈ 1900)
Création de huit vitraux relatant la vie de saint Briac par l'atelier Champigneulle.
1928
Vitraux des chapelles latérales
Vitraux des chapelles latérales 1928 (≈ 1928)
Réalisation de verrières par l'atelier A. Alleaume de Laval.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher (cad. AS 56) : classement par arrêté du 28 janvier 1908
Personnages clés
Alain Labat
Architecte ayant dirigé la reconstruction de l'église au XVIIe siècle.
Seigneur de Pontbriand
Seigneur ayant offert une cloche en 1690.
Frangeul père et fils
Architectes malouins ayant conçu la nouvelle église en 1867–1868.
Origine et histoire de l'Église Saint-Briac
L'église Saint-Briac, située à Saint-Briac-sur-Mer (Ille-et-Vilaine), conserve comme unique vestige de l'ancienne construction le clocher-porche en granit, daté 1671-1688 et classé au titre des monuments historiques le 28 janvier 1908 ; il abrite une cloche offerte par le seigneur de Pontbriand, datée de 1690. Des édifices antérieurs, probablement romans, ont occupé le même emplacement dès les XIIe–XIIIe siècles. La reconstruction de la seconde église, entreprise au XVIIe siècle sous la direction de l'architecte Alain Labat, fut en partie financée par les marins et pêcheurs de la paroisse, comme l'atteste une inscription et la présence de sculptures de poissons sur le mur sud du chevet ; un bénitier en granite dans le bras nord du transept rappelle également leurs dons. Le chœur de cette église abritait un tombeau élevé des seigneurs de la Houlle et la chapelle seigneuriale de Pontbriand se trouvait au nord ; une litre aux armes de ces seigneurs entourait l'édifice au XVIIe siècle. Au début du XIXe siècle, deux autels secondaires avec tabernacle furent aménagés dans les chapelles sud (Sainte-Famille) et nord ; ce dernier, récemment restauré, est aujourd'hui utilisé face aux fidèles. L'ancienne église, jugée trop modeste pour son époque, fut en grande partie démolie vers 1860, la tour occidentale restant seule conservée ; la nouvelle église fut édifiée en 1867–1868 d'après les plans des architectes malouins Frangeul père et fils. L'édifice actuel, de style roman moderne, comprend trois nefs, un transept et trois absides ; la nef y est beaucoup plus haute et le clocher n'y domine plus comme auparavant. Le mobilier conserve plusieurs éléments provenant de l'ancienne église : quelques statues du XVIIIe siècle de qualité, dont une statue en bois de saint Michel placée sur la chaire, ainsi qu'un ex-voto en forme de trois-mâts accroché au plafond. L'église possède quinze vitraux inscrits à l'inventaire des monuments historiques : parmi eux, huit relatent la vie de saint Briac (atelier Champigneulle, vers 1900), les verrières du chœur et du transept représentent divers saints et le Sacré-Cœur, et certaines baies des chapelles latérales (Sainte-Famille et Présentation au Temple) furent réalisées par l'atelier A. Alleaume de Laval en 1928 ; des verrières du bras sud du transept ont été remplacées dans les années 1950–60 (saint Jean et saint Louis). Deux confréries, du Saint-Sacrement et du Rosaire, furent érigées au XIXe siècle dans la paroisse, sans que cela laisse de traces visibles dans le mobilier actuel.