Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Origine de la nef romane.
Fin XIIIe - début XIVe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
Fin XIIIe - début XIVe siècle (≈ 1425)
Nouveaux baies et chœur gothique.
XVIe siècle
Restauration des voûtes
Restauration des voûtes
XVIe siècle (≈ 1650)
Remplacement par un lambris après effondrement.
1724
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
1724 (≈ 1724)
Porte les armes des Saint-Simon.
28 février 1967
Inscription MH
Inscription MH
28 février 1967 (≈ 1967)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 134) : inscription par arrêté du 28 février 1967
Personnages clés
| Antoine-François de Saint-Simon - Parrain de la cloche (1724) |
Aristocrate lié à l’église. |
| Marie-Anne Françoise de Juvigny - Marraine de la cloche (1724) |
Épouse de Saint-Simon. |
Origine et histoire
L'église Saint-Brice de Beuzeville-au-Plain est un édifice catholique situé dans le département de la Manche, en Normandie. Construite aux XIe et XIIIe siècles, elle est aujourd’hui intégrée à la commune nouvelle de Sainte-Mère-Église. Son architecture reflète des influences romanes et gothiques, avec des baies datant de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Un fragment de vitrail du XIIe siècle, représentant un ecclésiastique avec sa crosse, est considéré comme l’un des plus anciens de Normandie. Le chœur, de la fin du XIIIe siècle, a vu ses voûtes refaites au XVIe après un effondrement.
La cloche de l’église, datée de 1724, porte les armes et les noms de son parrain et de sa marraine : Antoine-François de Saint-Simon (1684-1750) et son épouse Marie-Anne Françoise de Juvigny (v. 1701-1763). Ce détail témoigne des liens entre l’édifice et l’aristocratie locale de l’époque moderne. L’église abrite également un mobilier riche, incluant un fragment de retable du XVe siècle réemployé en cadran solaire, des autels du XVIIIe, et des statues des XVIe et XVIIe siècles.
L’édifice a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 28 février 1967. Sa protection couvre l’ensemble de la structure, y compris des éléments comme les fonts baptismaux du XVIIe siècle, une verrière du XVe siècle, et un Chemin de croix du XIXe. Ces caractéristiques en font un témoignage architectural et artistique majeur de la Basse-Normandie, reflétant les évolutions stylistiques et religieuses sur plusieurs siècles.