Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifiée par les seigneurs de Coatconq.
1890
Restauration majeure
Restauration majeure
1890 (≈ 1890)
Dirigée par Joseph Bigot, architecte diocésain.
Fin XVIIIe siècle
Disparition du clocher
Disparition du clocher
Fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Perte du repère maritime pour les navigateurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Joseph Bigot - Architecte diocésain |
Dirigea la restauration de 1890. |
| Saint Budoc - Saint patron de l'église |
Fils d'Azénor, dédié sans consécration officielle. |
| Azénor - Mère de saint Budoc |
Statue présente dans l'église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Budoc est un édifice religieux catholique situé à Beuzec-Conq, un hameau de la commune de Concarneau, en Bretagne. Construite au XVIIe siècle par les seigneurs de Coatconq, elle domine les hauteurs du fleuve Moros. Son architecture repose sur un plan en croix latine à trois vaisseaux, avec une nef de cinq travées et un chœur à chevet droit. Les matériaux utilisés, principalement du granite, reflètent les ressources locales.
À la fin du XVIIIe siècle, l'église perd son clocher, qui servait autrefois de repère aux marins pour localiser l'entrée du port de Concarneau. Au cours du XIXe siècle, le bâtiment se dégrade progressivement, jusqu’à ce que des travaux de restauration soient entrepris en 1890 sous la direction de l’architecte diocésain Joseph Bigot. Ces travaux préservent quelques éléments originels, comme le bénitier et les fonts baptismaux datant du XVIIe siècle.
L’église est dédiée à saint Budoc, mais elle n’a jamais été officiellement consacrée. À l’intérieur, une statue représente Azénor, mère de saint Budoc, accompagnée d’un tonneau évoquant la légende selon laquelle elle y fut jetée à la mer après être tombée enceinte. Le bâtiment comprend également deux petites chapelles latérales, typiques des églises bretonnes de cette époque.
Aujourd’hui, l’église Saint-Budoc témoigne à la fois de l’histoire religieuse locale et de l’architecture traditionnelle bretonne, marquée par des restaurations successives et une symbolique maritime forte, liée à la vie des pêcheurs et des navigateurs de la région.