Frise chronologique
31 décembre 1526
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
31 décembre 1526 (≈ 1526)
Par Bernardin des Baux après destruction du couvent.
18 mai 1619
Consécration de l’église
Consécration de l’église
18 mai 1619 (≈ 1619)
Par l’évêque Barthélemy Camelin.
1739
Réalisation de la façade baroque
Réalisation de la façade baroque
1739 (≈ 1739)
Par Gérard et Duparc.
2 novembre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
2 novembre 1926 (≈ 1926)
Inscrite par arrêté ministériel.
20 juillet 2008
Début de la liturgie byzantine
Début de la liturgie byzantine
20 juillet 2008 (≈ 2008)
Par la métropole orthodoxe roumaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Saint Cannat - Évêque de Marseille (vers 486) |
Patron de l’église. |
| Bernardin des Baux - Poseur de la première pierre |
En 1526 après le siège. |
| Barthélemy Camelin - Évêque de Fréjus |
Consacre l’église en 1619. |
| Joseph Gérard - Architecte |
Auteur de la façade (1739). |
| Antoine Duparc - Sculpteur |
Statues et fronton détruit. |
| Adolphe Terris - Photographe |
Documente la façade avant 1926. |
Origine et histoire
L’église Saint-Cannat, située place des Prêcheurs à Marseille (1er arrondissement), fut fondée par les Frères prêcheurs de l’ordre dominicain. Dédiée à saint Cannat, évêque de Marseille vers 486, elle remplace un couvent détruit en 1524 lors du siège de la ville par Charles III de Bourbon. La première pierre fut posée le 31 décembre 1526 par Bernardin des Baux, mais les travaux s’étalèrent jusqu’à sa consécration le 18 mai 1619 par l’évêque Barthélemy Camelin.
La façade baroque, réalisée en 1739 par l’architecte Joseph Gérard et le sculpteur Antoine Duparc, fut partiellement détruite en 1926 lors du percement de la rue de la République. Seules subsistent huit colonnes doriques et deux statues de papes dominicains (Pie V et Benoît XI), aujourd’hui dégradées. Des photographies d’Adolphe Terris attestent des éléments disparus, comme le fronton de l’Annonciation.
À l’intérieur, la nef gothique compte sept chapelles collatérales, autrefois dédiées aux corporations. Parmi les œuvres notables figurent des tableaux de Michel Serre, Pierre Parrocel, et Jean-Baptiste de Faudran (classé MH), ainsi qu’un gisant du Christ et des boiseries. Depuis 2008, l’église accueille la liturgie byzantine de la métropole orthodoxe roumaine.
L’édifice fut inscrit monument historique par arrêté du 2 novembre 1926. Le couvent attitré, reconstruit après 1524, disparut en 1891 lors de la construction de l’hôtel des postes. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage des transformations urbaines de Marseille et de son patrimoine religieux multiconfessionnel.