Frise chronologique
XIe–XVe siècles
Construction initiale et extensions
Construction initiale et extensions
XIe–XVe siècles (≈ 1550)
Édification progressive, styles roman et gothique.
1730
Dommages causés par un ouragan
Dommages causés par un ouragan
1730 (≈ 1730)
Clocher endommagé par la foudre.
Juillet 1918
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
Juillet 1918 (≈ 1918)
Bataille de la Marne, nef et clocher détruits.
1919–1930
Reconstruction par Camille Trubcat
Reconstruction par Camille Trubcat
1919–1930 (≈ 1925)
Restauration post-guerre et classement en 1920.
1931
Réinstallation de l’horloge
Réinstallation de l’horloge
1931 (≈ 1931)
Cadran unique par l’horloger Le Cacheur.
1985
Création de la rosace ouest
Création de la rosace ouest
1985 (≈ 1985)
Œuvre du maître verrier Didier Quentin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 5 octobre 1920
Personnages clés
| Camille Trubcat - Architecte des Beaux-Arts |
Dirigea la reconstruction (1919–1930). |
| Mgr Mennechet - Évêque de Soissons |
Baptisa deux cloches en 1936. |
| Didier Quentin - Maître verrier |
Créa la rosace en 1985. |
| Le Cacheur - Horloger |
Réinstalla l’horloge en 1931. |
Origine et histoire
L’église Saint-Caprais de Chartèves, située dans le département de l’Aisne, trouve ses origines entre les XIe et XVe siècles. Sa construction s’étale sur plusieurs périodes, expliquant la coexistence d’éléments architecturaux romans et gothiques. L’édifice adopte une forme de croix latine, avec un clocher culminant à 28 mètres. Les archives confirment une évolution progressive, marquée par des ajouts et transformations jusqu’au XVe siècle.
En 1730, un ouragan accompagné de foudre endommage gravement le clocher, marquant un premier épisode destructeur dans son histoire. Cependant, c’est lors de la Première Guerre mondiale, durant la bataille de la Marne en juillet 1918, que l’église subit ses pires dégâts. Les tirs d’artillerie alliés, ciblant le village occupé par les Allemands, réduisent en ruine le clocher, la nef, et brisent deux des trois cloches. Seuls les autels échappent à la destruction. La reconstruction, dirigée par l’architecte Camille Trubcat, s’étend de 1919 à 1930, aboutissant à son classement comme monument historique en 1920.
La restauration post-guerre intègre des éléments nouveaux, comme un vitrail du transept Sud offert par des donateurs américains. Les cloches, dont Marie-Mathilde (1872) et deux autres baptisées en 1936 par l’évêque de Soissons, Mgr Mennechet, sont réinstallées. L’horloge, dotée d’un unique cadran, est remise en place en 1931. Plus récemment, en 1985, la rosace de la façade Ouest est créée par le maître verrier Didier Quentin, ajoutant une touche contemporaine à ce patrimoine séculaire.
Aujourd’hui, l’église Saint-Caprais témoigne de cette histoire mouvementée, mêlant vestiges médiévaux et reconstructions modernes. Bien que la porte monumentale du cimetière ait disparu, l’édifice conserve des traces de chaque époque, des autels épargnés en 1918 aux vitraux et éléments restaurés. Son architecture hybride et son passé lié aux conflits en font un symbole de résilience pour la commune de Chartèves.