Frise chronologique
731
Destruction par les Sarrasins
Destruction par les Sarrasins
731 (≈ 731)
Première église endommagée, traces calcinées réemployées.
XIIe siècle (2e moitié)
Construction du clocher roman
Construction du clocher roman
XIIe siècle (2e moitié) (≈ 1250)
Base carrée, flèche octogonale en tuf.
1443
Dédicace à saint Cassien
Dédicace à saint Cassien
1443 (≈ 1443)
Vocable officiel de l’église.
XVe siècle
Reconstruction chœur et transept
Reconstruction chœur et transept
XVe siècle (≈ 1550)
Style gothique, fresque attribuée à Pierre Spicre.
10 novembre 1925
Inscription transept et chœur
Inscription transept et chœur
10 novembre 1925 (≈ 1925)
Protection au titre des monuments historiques.
28 novembre 1930
Classement du clocher
Classement du clocher
28 novembre 1930 (≈ 1930)
Reconnaissance patrimoniale nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Transept, choeur : inscription par arrêté du 10 novembre 1925 ; Clocher : classement par arrêté du 28 novembre 1930
Personnages clés
| Saint Cassien - Évêque d’Autun |
Patron de l’église depuis 1443. |
| Pierre Spicre - Peintre du XVe siècle |
Auteur présumé de la fresque. |
| Rogier van der Weyden - Peintre flamand (école) |
Influence stylistique sur la fresque. |
Origine et histoire
L’église Saint-Cassien de Savigny-lès-Beaune, dédiée à saint Cassien (évêque d’Autun) depuis 1443, présente une architecture hybride. Son clocher roman du XIIe siècle, en pierre de tuf, est l’unique vestige d’une église monastique primitive. Sa base carrée et sa flèche octogonale, entourée de clochetons, contrastent avec le chœur et le transept gothiques du XVe siècle, agrandis en 1785 pour accueillir une confrérie florissante.
La fresque du XVe siècle, découverte en 1935 dans la voûte du clocher, est attribuée à Pierre Spicre, artiste lié à l’école de Van der Weyden. Elle représente des anges et saints entourant saint Cassien, avec des instruments de la Passion. Cette œuvre, reproduite en 1954 pour le musée des Monuments français, témoigne de l’influence flamande en Bourgogne. Le mobilier inclut des lutrins, médaillons, et tableaux des XVe–XVIIIe siècles.
Classée partiellement monument historique (transept et chœur en 1925, clocher en 1930), l’église conserve des traces de destructions antérieures, notamment des pierres calcinées réemployées dans le clocher, évoquant des invasions (Sarrasins en 731, Hongrois avant le XIe siècle). La confrérie de Saint-Cassien, active jusqu’en 1793, attirait des pèlerins de 50 villages voisins pour la fête du 5 août, justifiant l’agrandissement de l’édifice.
Le clocher, haut de 33 mètres, se distingue par ses baies géminées et ses horloges en lave émaillée de Volvic. Le transept sud arbore une tourelle conique, tandis que le chevet comprend une chapelle en rotonde. Les vitraux du chœur, aux meneaux ouvragés, et la rosace de la nef éclairent un espace marqué par sept siècles d’histoire religieuse et artistique.