Campagne de restauration 1606 (≈ 1606)
Percement d’oculi pour éclairer la nef.
1er juin 1927
Classement du clocher
Classement du clocher 1er juin 1927 (≈ 1927)
Inscription au titre des Monuments Historiques.
13 septembre 2019
Classement de l’église
Classement de l’église 13 septembre 2019 (≈ 2019)
Protection intégrale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : inscription par arrêté du 1er juin 1927 ; L'église Saint-Cernin (cad. AT 114) : inscription par arrêté du 13 septembre 2019
Personnages clés
Architecte Lacaze - Expert en 1822
Diagnostique les défauts structurels de la voûte.
Origine et histoire
L’église Saint-Cernin, située dans le Cantal en Auvergne-Rhône-Alpes, fut construite à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. De style roman, elle se caractérise par une nef unique, un chevet plat et un clocher-mur à l’ouest. Son portail sud, orné de voussures sculptées, reflète l’influence artistique régionale, comparable aux églises de Lascelle ou Laroquevieille. Les modillons romans, certains figuratifs, témoignent d’un héritage décoratif riche, partiellement réemployé lors des transformations ultérieures.
Au fil des siècles, l’édifice subit plusieurs modifications majeures. À la fin du XIVe siècle, un porche fortifié fut ajouté devant le portail sud, tandis qu’au XVe siècle, la nef fut surélevée et voûtée d’ogives, avec l’adjonction de six chapelles latérales. Les modillons romans, déplacés lors de ces travaux, ornent désormais les chapelles sud et le chevet, mêlant motifs géométriques et représentations animales ou humaines. En 1606, des oculi furent percés pour éclairer la nef, et des restaurations aux XIXe siècle concernèrent notamment le clocher (reconstruit en 1823) et la voûte en brique (1880).
L’église, partiellement classée Monument Historique (clocher en 1927, édifice en 2019), illustre l’évolution architecturale d’un lieu de culte médiéval. Son mobilier inclut des stalles du XVIIe siècle, acquises en 1808, tandis que ses éléments défensifs (porche fortifié) rappellent les troubles des XIVe-XVe siècles. Les campagnes de restauration, documentées depuis le XIXe siècle, soulignent les efforts pour préserver ce patrimoine roman marqué par des réaménagements gothiques et modernes.