Fondation du prieuré Xe siècle (≈ 1050)
Un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac existait à Maurs.
1065-1080
Construction romane
Construction romane 1065-1080 (≈ 1073)
Édification d'une église romane par les moines de l'abbaye Saint-Victor de Marseille.
1406
Construction du chœur
Construction du chœur 1406 (≈ 1406)
Le chœur et le portail occidental sont édifiés, comme l'indique un vitrail disparu.
1426
Réparation du clocher
Réparation du clocher 1426 (≈ 1426)
Un prix-fait fixe la réparation du clocher, contrat passé avec le maçon Pierre Costes.
Fin du XIVe siècle
Reconstruction abbatiale
Reconstruction abbatiale Fin du XIVe siècle (≈ 1495)
L'abbaye est entièrement reconstruite après les destructions de la guerre de Cent Ans.
1532-1547
Installation des stalles
Installation des stalles 1532-1547 (≈ 1540)
Les stalles de l'église sont installées durant cette période.
XVe et XVIe siècles
Ajout de chapelles
Ajout de chapelles XVe et XVIe siècles (≈ 1650)
Des chapelles sont ajoutées de part et d'autre du chœur, notamment la chapelle Saint-Césaire.
1670
Première restauration
Première restauration 1670 (≈ 1670)
L'abbaye connait une campagne de restauration dans les années 1670.
Fin du XVIe siècle
Saccage par les protestants
Saccage par les protestants Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
L'abbaye est saccagée par des protestants (Huguenots).
1754
Abandon des bâtiments
Abandon des bâtiments 1754 (≈ 1754)
Les bâtiments monastiques sont progressivement abandonnés à partir de cette date.
1768
Suppression du monastère
Suppression du monastère 1768 (≈ 1768)
Le monastère est supprimé et transformé en église paroissiale en 1785.
1791
Vente de l'édifice
Vente de l'édifice 1791 (≈ 1791)
L'église est vendue et sert de grenier à fourrage en 1793.
1793
Destruction de Saint-Sulpice
Destruction de Saint-Sulpice 1793 (≈ 1793)
L'ancienne église Saint-Sulpice est détruite pendant la Révolution.
27 avril 1970
Classement historique
Classement historique 27 avril 1970 (≈ 1970)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Sulpice (cad. AD 385) : classement par arrêté du 27 avril 1970
Personnages clés
Pierre Costes
Maçon responsable de la réparation du clocher en 1426.
Pierre V
Abbé durant la réparation du clocher en 1426.
Sénézergues
Dernier abbé avant la Révolution, ayant mené une campagne de restauration.
Origine et histoire de l'Église Saint-Césaire
L'église Saint-Césaire, également appelée Saint‑Sulpice, se situe au cœur du bourg de Maurs, dans la Châtaigneraie cantalienne. Elle est le dernier vestige d'une abbatiale reconstruite à plusieurs reprises. Un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye Saint‑Géraud d'Aurillac existait à Maurs au Xe siècle, puis une église romane édifiée par les moines de l'abbaye Saint‑Victor de Marseille fut construite entre 1065 et 1080. Pendant la guerre de Cent Ans, des bandes anglo‑gasconnes détruisirent l'abbaye, qui fut entièrement reconstruite à la fin du XIVe siècle. Le chœur et le portail occidental datent du début du XVe siècle, comme l'indique la date de 1406 portée sur un vitrail disparu; un prix‑fait du 30 janvier 1426 fixe la réparation du clocher, contrat passé avec le maçon Pierre Costes sous l'abbatiat de Pierre V. Au XVe et au XVIe siècles, des chapelles furent ajoutées de part et d'autre du chœur, notamment la chapelle Saint‑Césaire et la chapelle Saint‑Georges, cette dernière étant démolie en 1805. Les stalles datent de la période 1532‑1547. L'abbaye fut saccagée par des protestants (Huguenots) à la fin du XVIe siècle et connut deux campagnes de restauration avant la Révolution, dans les années 1670 et sous le dernier abbé, Sénézergues. Les bâtiments monastiques furent progressivement abandonnés à partir de 1754, le monastère fut supprimé en 1768, transformé en église paroissiale selon un décret de 1785, puis vendu en 1791; le cloître fut rasé et l'église servit de grenier à fourrage en 1793, l'abbatiale prenant alors la fonction de paroissiale après la destruction de l'ancienne église Saint‑Sulpice pendant la Révolution. L'édifice est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 27 avril 1970. Architectoniquement, il illustre le type méridional de l'église de la parole du XVe siècle : une nef à trois travées voûtées d'ogives et un chœur pentagonal. Sous le clocher, un narthex voûté d'ogives présente des arêtes reposant sur des culots ornés de visages humains. La base Palissy recense et décrit neuf objets du mobilier classés ou inscrits.